Enquête russe : Trump envisage «fortement» de gracier un ex-conseiller

L'ex conseiller à la Sécurité nationale du président Trump, Michael Flynn, le 10 janvier 2017 à Washington. (AFP/Archives/CHRIS KLEPONIS)
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Donald Trump a dit dimanche, en plein état d’urgence lié au coronavirus, qu’il envisageait «fortement» d’octroyer une «grâce totale» à son premier conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016.

«Donc on apprend maintenant que, après avoir détruit sa vie et la vie de sa magnifique famille (et de beaucoup d’autres aussi), le FBI, en coordination avec le département de la Justice, a “perdu” le dossier du général Michael Flynn», a tweeté le président des États-Unis.

«Comme c’est pratique. J’envisage fortement une grâce totale», a-t-il ajouté.

Michael Flynn a plaidé coupable fin 2017 d’avoir menti au FBI dans l’enquête sur des ingérences russes, au sujet de ses contacts avec l’ambassadeur de Moscou à Washington au moment de la transition entre la présidence de Barack Obama et celle de Donald Trump.

Mais il a fait machine arrière en début d’année, demandant à un juge de pouvoir retirer son plaider coupable, alors qu’il devrait bientôt connaître sa peine.

Donald Trump a déjà publiquement dénoncé son traitement par la justice par le passé.

Son tweet de dimanche intervient toutefois au moment où il est officiellement totalement mobilisé par la gestion de la pandémie, alors qu’il a décrété ce dimanche «journée nationale de prière» en soutien aux Américains affectés par le virus.

Peu avant, il s’était déjà attiré des critiques pour avoir tweeté au sujet de la polémique sur les courriels de l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton, son adversaire démocrate malheureuse de 2016.

Et il s’en est également pris au chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer – alors même que le Sénat doit examiner dans les prochains jours un train de mesures visant à atténuer l’impact du coronavirus sur l’économie américaine, contenu dans un texte de loi qui transcende les clivages partisans.

Mercredi, dans une allocution solennelle depuis le bureau Ovale, le milliardaire républicain avait pourtant appelé à « mettre la politique de côté et cesser d’être partisans » afin d’être « unis comme une seule nation et une seule famille ».