Le pape appuie l’ONU pour un cessez-le-feu mondial

Le pape François s’est associé dimanche 29 mars à l’appel lancé par l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et mondial afin de préserver, face au coronavirus, les civils les plus vulnérables dans les pays en conflit. [AFP]
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Le pape François s’est associé dimanche à l’appel lancé par l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et mondial afin de préserver, face au coronavirus, les civils les plus vulnérables dans les pays en conflit.

«Chers frères et sœurs, le secrétaire général de l’ONU a lancé ces jours-ci un appel en faveur d’un cessez-le-feu global et immédiat partout dans le monde en raison de la crise actuelle due à la COVID-19, qui ne connaît pas de frontières», a déclaré le pape à l’issue de sa prière dominicale de l’Angélus.

«Je m’associe à tous ceux qui ont accueilli cet appel et j’invite tous à le suivre en cessant toute forme d’hostilité, en favorisant la création de couloirs pour l’aide humanitaire, l’ouverture à la diplomatie et l’attention envers ceux qui se trouvent dans une situation de grande vulnérabilité», a ajouté François, qui s’exprimait par vidéo depuis la bibliothèque du palais apostolique et non depuis le balcon surplombant la place Saint-Pierre.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lancé lundi un appel «à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde» afin de préserver les civils face à la «furie» de la COVID-19.

«La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie », a-t-il souligné lors d’une brève allocution au siège de l’ONU, sans citer de pays en particulier.

La pape argentin a aussi formulé dimanche l’espoir «que l’engagement commun contre la pandémie puisse porter tout le monde à reconnaître notre besoin de renforcer les liens fraternels en tant que membres d’une unique famille».

«Les conflits ne peuvent pas être résolus à travers la guerre. Il est nécessaire de surmonter les divergences et les antagonismes à travers le dialogue et une recherche constructive de la paix», a-t-il ajouté.

Le pape argentin s’est dit proche des personnes contraintes de vivre en groupes, comme dans les maisons de retraite ou les casernes, et d’une manière plus spéciale des détenus.

Il a dénoncé «le risque d’une tragédie» dans les prisons en raison de la combinaison de la COVID-19 et de la surpopulation carcérale, demandant aux autorités d’être « sensibles » à ce problème, sans citer un pays particulier.

Le Vatican a officiellement annoncé samedi l’existence de six cas de COVID-19 parmi les employés et résidents du petit État, soulignant que ni le pape ni son entourage le plus proche n’étaient concernés par ces contaminations.

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