Élections au Conseil de sécurité: Joe Clark envoyé spécial en Algérie, à Bahreïn, au Qatar et en Égypte

Joe Clark (Wikipédia)
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Le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a annoncé que l’envoyé spécial du premier ministre pour la candidature du Canada à un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, le très honorable Joe Clark, C.P., C.C., se rendra en Algérie, à Bahreïn, au Qatar et en Égypte du 2 au 9 mars.

À titre d’envoyé spécial, M. Clark continuera de renforcer les relations bilatérales entre le Canada et les quatre pays et de discuter de la façon dont le Canada et ces pays peuvent collaborer davantage sur des questions hautement prioritaires, y compris la sécurité régionale, le commerce, ainsi que la coopération dans des tribunes multilatérales et internationales.

M. Clark discutera également des points de vue sur la façon dont le Canada et ces pays peuvent travailler ensemble pour contribuer à un Conseil de sécurité efficace capable de s’adapter et de répondre aux enjeux internationaux de la paix et de la sécurité qui exigent une attention pressante.

Citations

«Le Canada accorde une grande valeur à ses relations de longue date avec l’Algérie, l’Égypte, le Bahreïn, et le Qatar. Je suis heureux de pouvoir compter sur l’appui de M. Clark au moment où nous menons notre campagne pour obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.»

François-Philippe Champagne, C.P., député, ministre des Affaires étrangères

«Je me réjouis à l’idée d’aider à renforcer ces relations importantes, y compris à l’égard des questions liées à la paix et à la sécurité. Le Canada est résolu à travailler de concert avec ses partenaires à atteindre l’objectif d’un monde plus pacifique et plus inclusif.»

Joe Clark

Faits en bref

  • L’Algérie et le Canada ont participé au lancement du Forum mondial de lutte contre le terrorisme en 2011, et jusqu’en 2019, étaient les coprésidents du Groupe de travail sur le renforcement des capacités en Afrique de l’Ouest, au sein du Forum (auparavant appelé le Groupe de travail sur le Sahel).
  • Le Canada et l’Égypte collaborent dans le domaine du maintien de la paix internationale, notamment grâce à la participation du Canada à la Force multinationale et Observateurs dans la région du Sinaï.
  • Le personnel des Forces canadiennes est déployé à Bahreïn, dans le cadre de la Force opérationnelle multinationale 150, une coalition multinationale établie à Bahreïn, responsable de la sécurité maritime et de la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.
  • C’est au Qatar qu’il existe l’un des exemples les plus réussi de l’investissement direct étranger en éducation — le College of North Atlantic-Qatar — un partenariat de plus de 1,5 milliard de dollars. Depuis 2002, plus de 4 500 étudiants ont obtenu un diplôme de ce collège technique de haut niveau.
  • En 2018, les échanges bilatéraux entre le Canada et la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (excluant Israël) étaient de 12,44 milliards de dollars, les exportations du Canada totalisant 6,20 milliards de dollars et ses importations, 6,24 milliards de dollars. Prise dans son ensemble, la région est le huitième plus important partenaire commercial du Canada.
  • De liens de personnes à personnes solides dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ainsi que la présence de communautés de la diaspora de bon nombre de ces pays donnent au Canada un avantage. En 2018, environ 29 000 étudiants en provenance de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord sont venus étudier au Canada, contribuant ainsi des millions de dollars à l’économie canadienne. Un bon nombre des étudiants qui rentrent chez eux demeurent des champions du Canada.
  • S’il est élu au Conseil de sécurité des Nations Unies, le Canada continuera de collaborer étroitement avec ses partenaires pour maintenir la paix, lutter contre les changements climatiques, promouvoir la sécurité économique, promouvoir l’égalité des genres, et renforcer le multilatéralisme.

Un sage respecté du public et de ses pairs

Joe Clark, a été Premier ministre du Canada du 4 juin 1979 au 2 mars 1980. Puis, sous Mulroney, en 1984, devint secrétaire d’État aux Affaires extérieures.

Certains considèrent qu’il a été un des ministres des Affaires étrangères les plus compétents que le Canada ait eu.

En 1984, il est le tout premier ministre des Affaires étrangères d’un pays industrialisé à aller en Éthiopie, pays auparavant isolé par la communauté internationale, et mène la réponse occidentale à la famine éthiopienne de 1984-1985 ; la réponse canadienne est énorme et amène les États-Unis et le Royaume-Uni à suivre presque immédiatement — une situation sans précédent à l’époque, étant donné que l’Éthiopie avait alors un gouvernement marxiste et avait été complètement isolée par les gouvernements occidentaux.

Il reproche publiquement au Congrès juif canadien d’appuyer sans limites l’État d’Israël sans égard aux actions de ce dernier. Il prend également position fermement contre l’apartheid et en faveur de sanctions économiques contre l’Afrique du Sud, à une époque où Ronald Reagan et Margaret Thatcher sont fortement opposés à de telles sanctions.

Il s’oppose à l’intervention au Nicaragua sous Reagan.Il accepte des réfugiés en provenance d’El Salvador, du Guatemala et d’autres pays directement soutenus par Reagan.

Malgré tout cela, il parvient à maintenir des liens très forts avec les États-Unis, et une grande coopération sur les dossiers où le Canada et les États-Unis sont en accord ; il aide notamment à négocier un accord final sur l’Accord de libre-échange canado-américain. Il parvient a préserver une voix politique indépendante pour le Canada à une époque d’intégration économique accrue avec les États-Unis.

Même à la retraite, Joe Clark est l’un des hommes politiques, si ce n’est l’homme politique canadien le plus respecté du public et de ses pairs.

(Source: Wikipédia)