Réaction Royale: près de 500 militaires des 34 et 35 GBC à l’entraînement sur la base de Valcartier

Le caporal Carl Bélanger du Régiment de Hull lors de l'exercice Réaction Royale à Valcartier en mars 2020. [Caporal Luc Desjardins/4 R22eR]
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Près de 500 militaires, principalement des réservistes des 34e et 35e Groupes-brigade du Canada (GBC), participent à l’exercice Réaction Royale sur la base de Valcartier du 1er au 8 mars.

L’exercice Réaction Royale 2020 est divisé en deux parties, qui se suivent. La première, qui se tient du 1er au 6 mars et qui compte près de 250 participants, se compose de différentes activités d’entraînement et d’instruction qui vont permettre de développer les habiletés et les connaissances des réservistes afin de maintenir leur haut niveau opérationnel.

Ainsi, alors que certains suivent des cours de conduite de motoneiges, d’autres participent à un champ de tir de grenade, s’entraînent sur le simulateur de tir d’armes légères (STAL), participent à des familiarisations sur les premiers soins de combat, sur les engins explosifs de circonstance, sur la procédure de bataille ou construisent des ouvrages défensifs hivernaux.

La deuxième partie de l’exercice, qui verra aussi la participation d’à peu près 250 militaires, se déroulera du 6 au 8 mars et sera un exercice de poste de commandement (PC) qui servira à valider la préparation opérationnelle des PC des Groupe-bataillons territoriaux 34 et 35 GBC.

Les PC des GBT peuvent être mobilisés à très court préavis pour intervenir lors d’une opération domestique, comme ce fut le cas lors des inondations du printemps 2019, alors que les deux PC se sont déployés pour venir en aide à la population canadienne. Cette fois, le scénario de l’exercice sera axé sur l’aide aux agences de maintien de l’ordre dans le cadre d’un sommet politique, qui n’est pas sans rappeler le rôle qu’a tenu le GBT 35 GBC lors du Sommet du G7 dans Charlevoix en 2018.

Ces différentes actvités et validations offrent une occasion de plus aux militaires à temps partiel des 34 et 35 GBC de parfaire leur tactiques, techniques et procédures tout en faisant du développement professionnel qui leur servira tout au long de leur carrière militaire.

En entrevue pour 45eNord.ca, un des participants à l’exercice, le caporal Carl Bélanger, 38 ans, du Régiment de Hull (une unité du 34 GBC), affecté comme chauffeur pour transporter les troupes d’infanterie lors de l’exercice, confiait apprécier tout particulièrement pouvoir s’entraîner, non pas deux jours seulement, comme c’est le cas des GPE [«Groupe principal à l’entraînement» qui, dans le cycle d’entraînement des réservistes, doit les amener à être prêts à intervenir, mais ne durent qu’un week-end], mais toute une semaine pendant laquelle il avait l’occasion, lui et ses camarades, d’apprendre de ses collègues des autres unités.

Avoir ainsi une semaine au lieu de tout faire en deux jours représente alors pour ce réserviste un avantage considérable: «avoir plus de temps pour se pratiquer, parler, apprendre».

Faits saillants

Les réservistes de l’Armée travaillent à temps partiel pour l’Armée canadienne, généralement un soir par semaine et une fin de semaine par mois, souvent tout en ayant un emploi civil à temps plein ou en étudiant à temps plein. Des emplois d’été à temps plein sont également offerts aux réservistes dans leurs quatre premières années de service.

Les Canadiennes et les Canadiens s’attendent à ce que leurs Forces armées soient parfaitement en mesure d’assurer leur sécurité et d’appuyer les objectifs du Canada en matière de défense. Nos unités de la Première réserve s’entraînent donc de façon continue afin d’appuyer la Force régulière s’il y a lieu.

Au Canada, la Réserve de l’Armée fait partie de chaque opération nationale lorsque l’Armée est appelée à aider les gouvernements provinciaux en cas de catastrophes naturelles, comme les inondations ou les incendies, ainsi que lors d’autres évènements où on demande à l’Armée d’intervenir, comme les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver et lors du Sommet du G7 en 2018. Nos soldats ont d’ailleurs récemment participé à Op Lentus, opération pour soutenir les forces de l’ordres dans le cadre des innondations.

Les réservistes de l’Armée ont également contribué (et continuent de contribuer) de façon remarquable aux opérations expéditionnaires internationales, ayant été déployés en Asie du Sud-Ouest, au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe de l’Est et plusieurs autres parties du monde.

Et, pour plusieurs, la Réserve devient souvent une passion, comme pour le caporal Bélanger, rencontré lors de cet exercice Réaction Royale, et qui déclare consacrer à la Réserve plus de temps qu’à son emploi civil, tout en soulignant «être capable d’amener ce qu’il apprend à l’armée à son emploi civil» et vice-versa, ce qui, fait-il remarquer, est un avantage pour l’employeur qui peut ainsi bénéficier de la formation militaire et de l’expérience de ses employés réservistes «qui sont fiables, ponctuels et qui, quand ils ont quelque chose à faire, le font bien et rapidement».

Le 34e Groupe-brigade du Canada (34e GBC) est un groupe-brigade de la Première réserve de la 2e Division du Canada de l’Armée canadienne des Forces armées canadiennes. Il a un effectif total de plus de 2 000 militaires à temps partiel et il comprend 15 unités au Québec. Son quartier général est situé à Montréal.

Le 35e Groupe-brigade du Canada (35e GBC), est lui aussi un groupe-brigade de la Première réserve de l’Armée canadienne des Forces canadiennes. Il relève également de la 2e Division du Canada et son quartier-général est situé dans les Casernes Connaught, à Québec. Il est constitué d’environ 2 700 réservistes et 63 réguliers répartis dans 12 unités situées dans l’Est du Québec.

*Avec l’aide précieuse du capitaine Capitaine Derek Picard-Fortin, Officier des affaires publiques, 35e Groupe-brigade du Canada (texte) et du sous-lieutenant Julie Turcotte, du QG de la 2e Division du Canada à Montréal (entrevue).