Menaces contre Justin Trudeau, un Montréalais accusé

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Un Montréalais est accusé d’avoir conseillé sur Facebook à la population de causer la mort du premier ministre Justin Trudeau. Selon nos informations, les menaces auraient été proférées en lien avec la gestion de la crise de la COVID-19, rapporte le quotidien La Presse.


Mise à jour 27/03/2020, 19h26

L’homme qui avait menacé de mort le premier ministre Justin Trudeau dans le contexte de la pandémie de COVID-19, Zachary Vachon, a été retracé et arrêté par la GRC à Hemmingford le lendemain des accusations, a annoncé la police fédérale.


Les faits reprochés seraient survenus entre le 15 et le 16 mars 2020.

C’est la force canadienne de sécurité antiterroriste l’Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN) de la Gendarmerie royale du Canada qui a mené l’enquête.

Dans une dénonciation déposée à la cour, Zachary Vachon, dans la vingtaine, est accusé d’avoir «conseillé à la population de commettre un acte criminel soit: causer la mort de Justin Trudeau.», écrivent les journalistes Gabrielle Duchaine et Daniel Renaud.

Zachary Vachon fait aussi l’objet d’une deuxième accusation, soit celle d’avoir transmis à une personne « une menace de causer la mort ou des lésions corporelles à la population de Valleyfield et des personnes au pouvoir.»

Sur sa page Facebook, enregistrée sous un pseudonyme, critiquant de la manière dont le premier ministre du Canada gère la crise de la COVID-19, Vachon écrit: «Voici notre idiot national. Je ne demande pas sa démission, je demande son expulsion», ajoutant, sous ce message: « Abattez-le à coup de hache ».

Un porte-parole de la police fédérale, le caporal Charles Poirier, cité par La Presse, a toutefois indiqué que la GRC ne constate pas de recrudescence «digne de mention» de ce type de dossier depuis le début de la crise du coronavirus.

Par contre, ce n’est pas la première fois que M Trudeau fait l’objet de menaces à son intégrité sur les réseaux sociaux et, dans tous les trois cas les plus récents, il s’agissait de Québécois.

En décembre, l’Équipe intégrée de la sécurité nationale de la GRC a arrêté hier deux Québécois soupçonnés d’avoir appelé sur Facebook à tuer le premier ministre Justin Trudeau durant la dernière campagne électorale. L’un des deux hommes a été membre du groupe d’extrême-droite Storm Alliance.

Et en janvier un troisième Québécois, André Audet, 62 ans, de la Rive-Sud de Montréal, a été arrêté par la GRC pour avoir publié sur Facebook des propos jugés menaçants contre Justin Trudeau et la communauté musulmane. 

Audet devait revenir devant le tribunal ce mois-ci, main les activités judiciaires, sauf cas urgent, ont été suspendus en raison de la pandémie de la Covid-19.