Rapatriement des Canadiens du «Grand Princess»: les Forces armées canadiennes encore en première ligne

Le bateau qui naviguait dans l’océan Pacifique a pu entrer dans le port d’Oakland, en Californie, et le débarquement des passagers s’est amorcé lundi après-midi. [AFP]
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Dans la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus (COVID 19) le gouvernement canadien a demandé encore une fois l’aide des Forces armées canadiennes.

La plupart des Canadiens qui ont récemment séjourné à bord du bateau de croisière Grand Princess au large de la côte ouest américaine ont entamé ce matin une «quarantaine» de deux semaines, la période d’incubation du virus, à la base des Forces canadiennes de Trenton, en Ontario, après avoir été rapatriés d’un navire de croisière où on avait constaté une éclosion du nouveau coronavirus.

Une équipe médicale des Forces armées canadiennes composée de deux médecins et quatre infirmiers a été envoyée aux États-Unis pour soutenir directement les représentants du gouvernement du Canada et pour assurer les soins pendant le vol de retour au pays, a indiqué le chef d’état-major de la Défense, le général Jonathan Vance, dans un message aux militaires et à la collectivité de Trenton.

Avant l’embarquement, les passagers ont été soumis à un dépistage de symptômes. Quiconque présentait des symptômes de la maladie à coronavirus (COVID-19) n’a pas été autorisé à monter à bord et a plutôt été dirigé vers le système de santé américain, a indiqué le général.

C’est ainsi qu’à 6 h 15 (HE) aujourd’hui, 228 passagers qui voyageaient à bord de l’avion sont arrivés à la base des Forces canadiennes (BFC) à Trenton.

À leur arrivée, des représentants du gouvernement canadien et des organisations non gouvernementale, des travailleurs sociaux et du personnel de la base «ont eu recours à tous les protocoles nécessaires pour [les] accueillir et les installer», a indiqué le chef d’état-major, précisant que les Forces armées vont utiliser des logements déjà préparés à cet effet pour leur offrir «le niveau de soins et de réconfort dont ils ont besoin ainsi que toute la compassion nécessaire pendant cette période difficile».

Les Forces armées, qui ont déjà accueilli pendant la crise du nouveau coronavirus les Canadiens rapatriés de Wuhan, en Chin , appliqueront les leçons apprises lors des expérience précédentes et appliquerons rigoureusement les protocoles établis et révisés constamment.

«Les Forces armées canadiennes seront toujours là pour aider les Canadiens qui en ont besoin. Merci à notre personnel militaire, à nos partenaires et à la collectivité de Trenton pour leur travail et leur soutien qui ont permis de ramener chez eux nos amis et voisins canadiens qui étaient à bord du bateau de croisière Grand Princess.», a pour sa part déclaré le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan.

Le paquebot Grand Princess transportait 3500 passagers et membres d’équipage. Il a accosté lundi dans le port d’Oakland après avoir été obligé de mouiller au large des côtes de la Californie pendant des jours, car on signalait à son bord plus de 20 cas de COVID-19.

C’est le gouvernement des États-Unis qui avait demandé au Canada de récupérer ses ressortissants sur le Grand Princess. Le rapatriement a été salué par les dirigeants des deux pays, dont le président américain Donald Trump, qui a qualifié l’opération de «très digne».

Lors d’une réunion à la Maison-Blanche, mardi matin, il a remercié le Canada et le Royaume-Uni pour leur aide dans le rapatriement de leurs ressortissants. «Nous apprécions toute l’aide que nous avons eue à cet égard, et cela fonctionne très bien», a déclaré M. Trump. Le premier ministre Justin Trudeau, quant à lui, a remercié sur Twitter le personnel consulaire canadien et les responsables américains qui ont aidé tous ces passagers à rentrer au Canada.

*Avec PC