Venezuela: Guaido affirme s’être fait tirer dessus lors d’une manifestation

Juan Guaido (c) chef de l'opposition vénézuélienne, de retour de l'étranger le 11 février 2020 arrive à l'aéroport international Simon Bolivar. [AFP]
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Le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido a affirmé samedi s’être fait tirer dessus au cours d’une manifestation contre le régime du président Nicolas Maduro samedi à Barquisimeto, dans l’ouest du pays.

« La dictature aurait pu me tuer, elle aurait pu m’assassiner aujourd’hui, sans aucun doute », a dénoncé M. Guaido dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Il a attribué cette attaque, qui a selon lui fait au moins un blessé, à des groupes paramilitaires partisans du président socialiste vénézuélien.

« Ils ont tiré, mais cela ne nous fera pas reculer », a poursuivi l’opposant, qui est à la tête de l’Assemblée nationale du pays et qui est reconnu par une soixantaine de pays comme président par intérim du Venezuela.

Une photo rendue publique par son équipe a montré un homme masqué, debout près d’une moto, brandissant un revolver en direction d’un groupe de personnes. La mairie de Barquisimeto et les autorités de la province, contrôlées par le régime du président Maduro, n’ont fourni aucune information sur cet incident.

Sur son compte Twitter, l’ambassade des Etats-Unis, fermée il y a plus d’un an après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, a condamné « les actes de désespoir et de violence » contre la manifestation.

Une équipe de l’AFP sur place a entendu des coups de feu au cours du défilé, qui a rassemblé environ 2.000 partisans de M. Guaido. Ces derniers se sont dispersés pendant la fusillade mais se sont à nouveau regroupés par la suite. Selon M. Guaido, un adolescent de 16 ans a été blessé d’une balle dans la jambe et se trouve dans un état stable.

Juan Guaido tente actuellement de redynamiser le mouvement de protestation contre Nicolas Maduro, qualifié de « dictateur », qu’il a lancé il y a plus d’un an avec l’appui de Washington.

Mais ces derniers mois, les appels de l’opposant à manifester ont rencontré un écho bien moindre que début 2019, époque où des dizaines de milliers de personnes se mobilisaient chaque semaine.