COVID-19: la plupart des militaires canadiens en mission en Irak rentrent au pays

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En raison d’une pause opérationnelle, les Forces armées canadiennes redéploient du personnel et de l’équipement au Canada, annonce le commandement des opérations, retirant la plupart des militaires canadiens en mission en Irak.

«Moins de 100 membres resteront en Irak.», écrit sur son compte Twitter le commandement des opérations, qui ajoute que «Lorsque les conditions le permettront nous serons prêts à reprendre l’opération IMPACT et la Mission de l’OTAN en Irak.»

Au cours des derniers mois, l’environnement en Irak a changé considérablement. La propagation de la COVID-19 a forcé les forces de sécurité irakiennes à suspendre l’ensemble des activités d’instruction, ce qui a mené à une pause opérationnelle pour la Coalition mondiale contre Daech et la mission de l’OTAN en Irak, expliquent les Forces armées canadiennes.

L’opération IMPACT avait adopté fin mars une posture défensive alors que le commandement central des États-Unis, qui a depuis retiré plusieurs soldats américains des bases irakiennes, ordonnait l’arrêt des opérations de toutes les forces déployées dans sa zone de responsabilité, qu’il s’agisse des commandements américains, ou de la coalition dirigée par les États-Unis.

À toute fin pratique, la mission de formation de la coalition en Irak était au point mort depuis début janvier, d’abord à la suite de l’assassinat américain d’un leader iranien à Bagdad et maintenant parce que les soldats irakiens ont cessé toute formation à cause du coronavirus.

Quant à la Mission de l’OTAN en Irak, dirigée par la major-général canadienne Jennie Carignan, elle continuait tant bien que mal sa mission autrement, travaillant par téléconférence avec ses partenaires irakiens pour les aider à faire face à la crise du coronavirus, mais les entraînements, une de ses principales raisons d’être, étaient suspendues.

Le 25 mars, la France annonçait retirer ses troupes d’Irak, où elles participaient elles aussi à des missions de formation, en raison «notamment» de la pandémie de coronavirus qui entrave leur travail alors que le Pentagone gelait, lui, toutes ses opérations dans le monde.

D’autres pays, l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ont également retiré leurs troupes en totalité ou en partie, du moins temporairement.

Cette semaine, puisque la durée de cette pause est inconnue, les Forces armées ont finalement décidé de repositionner du personnel et de l’équipement se trouvant en Irak et de retourner environ 400 membres du personnel au Canada, ce qui laissera moins de 100 membres des Forces canadiennes en Irak au sein de la Coalition et de la Mission de l’OTAN en Irak dirigée par le Canada.

«Notre engagement envers la mission demeure intact et nous resterons prêts à déployer ces forces en appui à la Coalition et à l’OTAN lorsque les conditions le permettront.», assurent toutefois les Forces armées canadiennes.

Les troupes rentrent donc maintenant au Canada où elles seront mises en quarantaine pendant 14 jours au Collège militaire royal à Kingston, en Ontario.

De plus, comme nos vols entre le Canada et le Moyen-Orient nécessitent des escales en Europe, le CC-150 Polaris de l’Aviation royale canadienne qui ramène les troupes canadiennes a pu aider à ramener des collègues britanniques et néerlandais plus près de chez eux, a également indiqué le commandement de l’Op IMPACT.

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