COVID-19: l’armée à la rescousse en Basse-Côte-Nord

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Les Forces armées canadiennes, dont le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2 GPRC) a mobilisé14 patrouilles début avril en réponse à une demande de la province de Québec pour aider les autorités civiles dans leur lutte à la pandémie au Nunavik, va aussi intervenir en Basse-Côte-Nord.

Le gouvernement Legault a envoyé une demande à Ottawa pour que l’armée intervienne en Basse-Côte-Nord., demande qu’Ottawa a acceptée, a confirmé ce matin le premier ministre canadien Justin Trudeau lors de son point de presse quotidien.

«On est en train de discuter avec Québec et les autres provinces pour voir comment on peut envoyer plus de ressources. Nous avons eu deux demandes spécifiques du Québec pour envoyer l’armée au Nunavik et à la Basse-Côte-Nord. Nous allons continuer de travailler avec la province. Nous allons répondre à toute demande qu’ils vont nous faire. On est là pour aider.», a déclaré le premier ministre canadien.

La Basse-Côte-Nord s’étend de la rivière Natashquan à la frontière du Labrador et se compose de 15 petits villages, dont beaucoup ne sont toujours pas accessibles par la route. 

Comme il l’avait fait pour les communautés isolées du Nunavik, Québec demande à Ottawa l’aide des Rangers canadiens. Québec demande ainsi que les Rangers apportent dans la région Basse Côte-Nord un support logistique et de main d’oeuvre général aux services de santé de ce territoire de la Côte-Nord.

«On désire que les Rangers puisent fournir les équipements nécessaires et assurer la logistique liée à la mise en place de zones de dépistage de la COVID identifiées par le Ministère québécois de la Santé et des Services sociaux», explique à 45eNord.ca Mme Amélie Paquet, porte-parole de la ministre de la Sécurité publique du Québec, Mme Geneviève Guilbault.

Québec désire également que les Rangers, comme ils le font déjà au Nunavik dans le cadre de la réponse à la pandémie, apportent un support communautaire aux personnes seules, vulnérables ou en confinement, et soutiennent les programmes locaux de sensibilisation.

Les Rangers, qui sont des issus des communautés locales, devront donc également sensibiliser ces mêmes communautés à la distanciation physique nécessaire en ces temps de pandémie.

Faisant écho aux paroles du premier ministre Trudeau, le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Bill Blair, a quant à lui confirmé aujourd’hui l’approbation de cette deuxième demande d’aide du Québec, «qui élargira l’engagement actuel des Forces Armées Canadiennes dans les collectivités du Nord aux prises avec la COVID-19.», remerciant du même souffleson homologue québécoise, la ministre Geneviève Guilbault, «pour sa solide collaboration.».

La réponse à cette demande est encore au stade de la planification, mais ce sera encore une fois le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2 GPRC) de la 2e Division du Canada, le 2 GPRC étant déjà affecté au Nord-du-Québec, ainsi qu’à la Basse-Côte-Nord et à la Baie-James, qui répondra à l’appel.

«Les Rangers canadiens sont des membres actifs de ces communautés et sont fiers de pouvoir porter main-forte en ces temps difficiles.», a déclaré à 45eNord.ca la porte-parole de cette unité, la capitaine Julie Pagé, confirmant que «Le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2 GPRC) a reçu le 15 avril 2020 un second mandat de soutien aux communautés éloignées et isolées du Québec.»

Le 2 GPRC en est donc maintenant à finaliser les détails du mandat, similaire à celui que les Rangers accomplissent déjà au Nunavik, «soit de soutien logistique pour des centres de dépistage, l’ aide aux personnes vulnérables et la conduites des programmes de sensibilisation et de prévention liés à la COVID -19.»

Le 2 GPRC compte 7 patrouilles dans la région de la Basse Côte-Nord, plus une patrouille à l’Île de la Madeleine et une à Shefferville, qui ne fait pas partie administrativement de la Basse Côte-Nord, mais qui est pour le 2 GPRC, rattachée opérationnellement à cette cette région.