COVID-19: le chef de l’ONU exhorte le Conseil de sécurité à se montrer uni

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, participe au sommet virtuel des dirigeants du G20 le 26 mars 2020. [ONU/Evan Schneider]
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Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté jeudi le Conseil de sécurité à se montrer uni face à la pandémie de COVID-19, soulignant qu’il s’agissait «du combat d’une génération et la raison d’être des Nations unies elles-mêmes».

«Un signal d’unité et de détermination du Conseil compterait beaucoup dans la période anxiogène actuelle», a-t-il ajouté lors de la première réunion de cette instance consacrée à la COVID-19.

Cette session, toujours en cours, était censée se dérouler à huis clos mais son discours a été transmis à l’AFP par des missions diplomatiques y assistant.

«L’engagement du Conseil de sécurité sera critique pour atténuer les implications sur la paix et la sécurité de la pandémie de la COVID-19», a aussi dit Antonio Guterres aux 15 membres de cette instance qui n’ont montré que des divisions depuis le début de la crise.

«Pour vaincre la pandémie aujourd’hui, nous avons besoin de travailler ensemble» et «cela veut dire renforcer la solidarité», a-t-il insisté.

Tout au long de la session, plusieurs ambassadeurs participant à la réunion ont fait fuiter sur leurs comptes Twitter ou directement auprès de journalistes des extraits de leurs interventions.

L’Allemagne a ainsi souligné que «la pandémie était une question de sécurité et de paix internationale», alors que d’autres pays, comme la Russie, la Chine ou l’Afrique du Sud jugent au contraire que la santé n’est pas du ressort du Conseil de sécurité.  

La France a confirmé qu’elle consacrerait 1,2 milliard d’euros à la lutte contre la maladie en Afrique tandis que l’Estonie débutait son allocution en relevant que «mieux vaut tard que jamais» pour tenir cette première réunion, une critique lancée à ceux qui en ont retardé l’organisation.