L’Air Force américaine choisit le concept de Raytheon pour son nouveau missile de croisière nucléaire

Un missile de croisière AGM-86B non armé est lancé d'un B-52H Stratofortress, le 22 septembre 2014, au Utah Test and Training Range. L'Air Force américaine a choisi Raytheon Co. pour poursuivre le développement de sa prochaine génération de missile de croisière nucléaire aérien pour équiper ses bombardiers B-52 et B-21. [Roidan Carlson/U.S. Aviation]
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L’U.S. Air Force a choisi Raytheon Co. pour poursuivre le développement de sa prochaine génération de missiles de croisière nucléaires aériens pour équiper ses bombardiers B-52 et B-21, abandonnant ainsi une offre concurrente de Lockheed Martin Corp, rapporte aujourd’hui le Stars and Stripes.

La décision de se concentrer sur Raytheon en tant que seul fournisseur pour le programme Long-Range Standoff Weapon (LRSO) est intervenue après des évaluations approfondies des deux offres, avait indiqué vendredi la force aérienne américaine dans un communiqué.

Le choix de se concentrer sur le concept de Raytheon signifie que la société a l’avantage de devenir le seul entrepreneur pour l’ingénierie, la fabrication et le déploiement des nouveaux missiles lorsque le contrat sera conclu, note le journal officiel des forces armées américaines.

L’Air Force prévoit d’acquérir de 1 000 à 1 100 LRSO pour remplacer ses missiles de croisière nucléaires AGM-86B, qui sont en service depuis le début des années 80. L’aviation américaine a déclaré qu’elle prévoyait de commencer à les déployer sur ses bombardiers B-52 et B-21 d’ici 2030.

Les coûts d’achat des missiles ont été estimés à 10,8 milliards de dollars, a indiqué un rapport du Congressional Research Service en janvier.

« Le LRSO sera un contributeur essentiel à la partie lancée par air de la triade nucléaire américaine », a déclaré Wes Kremer, président de Raytheon Missiles and Defence, cité par le Stars and Stripes. «Fournir une capacité modernisée à l’US Air Force renforcera la posture de dissuasion de notre pays.»