Le multilatéralisme à l’heure de la COVID-19

Des drapeaux d'États Membres flottent au Siège des Nations Unies, à New York. En tant qu’organisation internationale la plus représentative et la plus emblématique du multilatéralisme, l’ONU est le principal instrument pour résoudre, par une action collective, les problèmes multiformes et complexes au niveau mondial. [ONU/JC McIlwaine]
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La Journée internationale du multilatéralisme et de la diplomatie au service de la paix a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 12 décembre 2018, et fut célébrée pour la première fois le 24 avril en 2019.

«Le multilatéralisme et la diplomatie sont essentiels pour accomplir des progrès en matière de paix et de sécurité, de développement durable et de droits de l’homme – les trois piliers de l’Organisation des Nations Unies. L’engagement de régler les différends par des moyens pacifiques, ainsi que la volonté absolue de préserver les générations futures du fléau de la guerre, font partie des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.», souligne aujourd’hui l’ONU.

«Des problématiques comme les crises humanitaires et migratoires, les changements climatiques ou la pandémie de COVID-19 traversent les frontières et nécessitent une attention et une action collectives. Les progrès technologiques ont également un impact sur le paysage politique et socio-économique ainsi que sur les relations entre les États. Cette Journée internationale est donc l’occasion de réaffirmer les principes de la Charte des Nations Unies et d’encourager les prises de décision multilatérale et la diplomatie pour parvenir à un règlement pacifique des conflits entre nations.», ajoute l,organisation internationale.

L’engagement historique et soutenu du Canada en faveur d’un multilatéralisme fort dans un monde de plus en plus imprévisible est bien connu et, en cette Journée internationale du multilatéralisme et de la diplomatie au service de la paix, le ministre des Affaires étrangère canadien, François-Philippe Champagne, n’a pas manqué de souligner cette «occasion de promouvoir les valeurs des Nations Unies et l’ordre international fondé sur des règles.»

Nous reproduisons ici en intégralité la déclaration du chef de la diplomatie canadienne.

«Nous soulignons aujourd’hui la deuxième Journée internationale du multilatéralisme et de la diplomatie au service de la paix, une occasion de promouvoir les valeurs des Nations Unies et l’ordre international fondé sur des règles.

«Le Canada ne peut répondre seul à la menace mondiale sans précédent que représente la pandémie de COVID-19. Ce n’est qu’en collaboration avec d’autres pays que nous pourrons éradiquer la maladie et limiter ses effets négatifs. Nos institutions multilatérales sont l’épine dorsale de cette collaboration internationale.

«En ce jour, nous rendons un hommage particulier au système des Nations Unies: les Casques bleus, les travailleurs de l’aide internationale, les agents de consolidation de la paix, le personnel médical et les défenseurs des droits de la personne qui mettent leur vie en danger pour intervenir là où leur aide est la plus nécessaire.

«Cette Journée est aussi l’occasion de se tourner vers l’avenir et de faire en sorte que nos institutions multilatérales puissent aider à répondre aux conséquences économiques, sociales et sécuritaires de cette pandémie, ainsi qu’à d’autres défis communs. C’est ce que le Canada s’efforce à réaliser en tant que président de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, et c’est pourquoi il soutient pleinement l’appel du Secrétaire général des Nations Unies pour un cessez-le-feu mondial immédiat dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

«Ensemble, nous sommes plus forts. »

Le multilatéralisme à l’heure de la COVID-19

En février dernier, alors qu’il prononçait un discours devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), François-Philippe Champagne n’avait pas manqué de souligner, déclarant qu’«À titre de ministre des Affaires étrangères, je suis témoin chaque jour de l’influence et du pouvoir de mobilisation du Canada à l’international, alors qu’un multilatéralisme fort et un ordre international fondé sur les règles sont plus nécessaires que jamais.»

«Le Canada s’est aussi fait remarquer, par exemple, lors de la récente rencontre de l’ONU que nous avons coprésidée avec la Jamaïque sur les répercussions financières et socioéconomiques de la COVID-19.», déclare e ministre Champagne.

Le Canada est membre du Groupe ministériel de coordination sur la COVID-19, qui s’est réuni pour la première fois le 15 mars 2020 et dont l’objectif est de répondre aux préoccupations communes à l’égard de la pandémie. Le Canada appuie le Plan mondial d’intervention humanitaire pour la COVID-19.

Le Canada appuie le Plan mondial d’intervention humanitaire pour la COVID-19.

Le Canada appuie également l’Architecture de paix et de sécurité des Nations Unies, un système qui aide à atténuer les menaces que pose la COVID-19 dans les États fragiles et touchés par des conflits. En en tant que membre du conseil d’administration du Women’s Peace and Humanitarian Fund, qui est un partenariat entre l’ONU, les États membres et la société civile, le Canada appuie les organisations de femmes en réponse à la COVID-19.

Lors de son passage au CORIM, le chef de la diplomatie canadienne avait aussi souligné «l’influence et du pouvoir de mobilisation du Canada à l’international, alors qu’un multilatéralisme fort et un ordre international fondé sur les règles sont plus nécessaires que jamais.»

«Que ce soit au sein du G7 et du G20, où le premier ministre exerce un fort leadership, ou encore au sein du Groupe ministériel de coordination international d’une douzaine de pays que le Canada a créé et convoque régulièrement depuis le début de la crise [du coronavirus, NDLR], le Canada se démarque.», déclarait le ministre.

Le Canada est l’un des plus fervents défenseurs du principe des contributions volontaires au Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix. Le Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix et le Département des opérations de paix sont des organismes essentiels grâce auxquels la collectivité mondiale peut répondre ensemble aux menaces à la sécurité et faire progresser la paix. En 2020, le Canada joue un rôle de premier plan au sein des institutions et des forums multilatéraux pour promouvoir la consolidation de la paix, notamment comme président de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies. De plus, il copréside avec la Sierra Leone le Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État.

Et, s’il n’en tient qu’au gouvernement libéral et à son ministre des Affaires étrangères, le Canada a bien l’intention de continuer dans cette voie. «Renforcée par les actions que nous avons faites, les relations que nous avons nouées, l’engagement que nous avons démontré envers le multilatéralisme, et surtout le leadership dont nous avons fait preuve pendant cette crise et que nous continuerons d’exercer une fois la crise terminée.»