Crise de la COVID-19: le ministre Champagne souligne la Journée mondiale de la liberté de la presse

Un photomontage de deux images : à gauche, une photojournaliste devant des policiers anti-émeute [(Photo UNESCO] et à droite un journaliste dans un studio d'enregistrement portant un masque facial. [PhotoONU/Evan Schneider]
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Le 4 mai, lendemain de la Journée mondiale de la liberté de la presse de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) le 3 mai, le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, participera à un événement virtuel sur la liberté de la presse et la lutte contre la désinformation dans le cadre de cette journée.

Cet événement réunira le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, la haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, ainsi que des personnalités politiques et des représentants des médias, du milieu des affaires et de la société civile.

La conversation virtuelle de haut niveau de l’UNESCO portera sur l’importance de la liberté de presse et du journalisme indépendant, fournissant des informations fiables et essentielles durant la pandémie de COVID-19 et sera diffusée en direct le 4 mai 2020, à 11 h (HNE), via FacebookYoutube et Twitter de l’UNESCO.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée de la liberté de la presse, le chef de la diplomatie canadienne a souligné l’importance d’une presse libre et de l’information de qualité en cette période trouble de notre histoire.

«Les journalistes et les travailleurs des médias jouent un rôle essentiel dans notre société en fournissant l’information de qualité dont nous avons besoin pour prendre des décisions éclairées et présenter une saine diversité d’opinion. Ils veillent aussi par le fait même à ce que les individus et les institutions rendent compte de leurs actes.

«Alors que nous soulignons la Journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes et les travailleurs des médias continuent d’être ciblés pour leur recherche de la vérité. Rien qu’en 2019, 25 journalistes ont été tués pour avoir fait leur travail. D’innombrables autres ont été intimidés, emprisonnés et torturés, souvent en toute impunité. Partout à travers le monde, la censure et la désinformation propagées par les États sont à la hausse.

«En période de grande incertitude, comme celle que nous vivons actuellement, le journalisme de qualité est essentiel. En veillant à ce que la population puisse compter sur de l’information fiable et précise sur les questions de santé publique, les journalistes contribuent à sauver des vies.

«La liberté de presse est une pierre angulaire de notre démocratie. Maintenant, et plus que jamais, nous devons nous faire entendre afin de la protéger et pour nous opposer à ceux qui cherchent à y faire entrave.»

Le Canada en première ligne dans la défense de la presse

De concert avec le Royaume-Uni, le Canada a participé à l’organisation de la première Conférence mondiale pour la liberté des médias en juillet 2019, où a été créée la Coalition pour la liberté des médias, un regroupement de 36 pays et d’autres intervenants travaillant ensemble pour défendre la liberté de la presse.

Le Canada copréside la Coalition pour la liberté des médias avec le Royaume-Uni. Le Canada appuie également les efforts de promotion de la liberté des médias à l’aide du Fonds mondial de défense des médias, administré par l’UNESCO, et qui a lancé son premier appel de propositions en avril 2020.

C’est le Canada qui accueillera la deuxième Conférence mondiale pour la liberté des médias.

Voir aussi: Liberté d’expression et liberté des médias