Iran: la lutte pour «la libération de la Palestine» est un «devoir islamique», selon Khamenei

Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien de l'ayatollah Ali Khamenei, le 22 mai 2020 à Téhéran, à l'occasion de "la Journée de Jérusalem". [AFP]
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Lutter pour « la libération de la Palestine » est un « devoir islamique », a déclaré vendredi le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, dans un contexte d’escalade verbale avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« Le but de cette lutte est la libération de toutes les terres palestiniennes » et « le retour de tous les Palestiniens dans leur pays », a poursuivi Ali Khamenei, dans son tout premier discours marquant la « Journée d’Al-Qods » (Jérusalem en arabe).

Depuis la Révolution islamique de 1979, cette journée a lieu tous les ans lors du dernier vendredi du ramadan, le mois de jeûne musulman, en solidarité avec les Palestiniens.

La lutte pour la cause palestinienne est « le principal problème du monde musulman », a affirmé Ali Khamenei, dans son discours diffusé en direct à la télévision d’Etat.

« Un jour, nous avons réalisé que le seul problème du combattant palestinien (…) était le manque d’armes (…) nous avions prévu » de résoudre ce problème, a ajouté l’ayatollah, semblant indiquer par là que Téhéran s’est impliqué directement dans le conflit israélo-palestinien.

« Aujourd’hui, (l’enclave palestinienne) Gaza peut résister à l’agression militaire de l’ennemi sioniste et gagner », a-t-il affirmé.

Ses propos interviennent au lendemain de déclarations belliqueuses sur Twitter, où le guide suprême iranien a affirmé que son pays allait « soutenir et prêter assistance à toute nation ou tout groupe qui s’oppose à et combat le régime sioniste ».

Ali Khamenei « devrait savoir que tout régime qui menace Israël d’extermination fera face au même danger », a rétorqué M. Netanyahu.

Vendredi, le guide suprême a également accusé des pays arabes d’avoir joué les « marionnettes américaines » et aidé à normaliser les relations avec l’Etat hébreu.

L’Iran a annulé cette année les traditionnels rassemblements de la « Journée d’Al-Qods » pour freiner la propagation du nouveau coronavirus, dont les premiers cas ont été détectés officiellement dans le pays en février.

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