Même réduite, la Mission de l’OTAN en Irak continue

La commandante de la Mission de l'OTAN en Irak, la major-général canadienne Jennie Carignan, discute le 14 mai le nouveau ministre irakien de la Défense Juma Anad, de la manière dont la Mission de l'OTAN en Irak continuera à soutenir les efforts de transformation stratégique du ministère de la défense irakien. [Twitter/@Comd_NMI]
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Hier, 14 mai, alors que pour la première fois de l’histoire, le Comité militaire de l’OTAN comprenant le plus récent allié de l’OTAN, la République de Macédoine du Nord, a tenu une réunion virtuelle des chefs d’état-major de la Défense des pays membres de l’Alliance, ceux-ci ont reçu une mise à jour sur la mission en cours de l’OTAN en Iraq, qui a été temporairement réduite pour des raisons de sécurité, mais se continue néanmoins.

Dirigée par la major-général canadienne Jennie Carignan, la mission de l’OTAN en Irak continue de fournir un soutien aux forces de sécurité irakiennes et de les aider à faire face à la crise du COVID-19. « Lorsque les conditions le permettront, et en collaboration avec le gouvernement irakien, nous reprendrons nos efforts de formation et augmenterons nos activités sur le terrain alors que nous assumons la responsabilité de certaines des activités de formation de la Coalition mondiale », a précisé le président du Comité militaire de l’OTAN, le maréchal en chef de l’Air britannique, Sir Stuart William Peach.

À cette réunion virtuelle à laquelle participait, bien sûr, le chef d’état-major de la Défense du Canada, le général Jonathan Vance, les participants ont discuté des missions et opérations en cours de l’Alliance, de la planification et des besoins futurs ainsi que de la crise mondiale actuelle de Covid-19, de son impact sur les activités des alliés et du soutien de l’OTAN aux efforts de riposte.

Après avoir rencontré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, les 30 chefs d’état-major ont examiné les engagements opérationnels en cours de l’OTAN, soit, outre la mission en Irak, la mission Resolute Support, en Afghanistan.

Le président du Comité militaire de l’OTAN, le maréchal en chef de l’Air Peach, a condamné les récentes attaques à Kaboul et à Nangarhar: «L’Afghanistan a été tragiquement mise à l’épreuve cette semaine et la situation en matière de sécurité dans le pays reste fragile. Bien que, nous l’avons vu, avec un optimisme prudent, certains signes encourageants dans les négociations intra-afghanes pourraient conduire à une solution politique pour le peuple afghan ». L’OTAN soutient les efforts de paix en formant, en assistant et en conseillant les forces de sécurité afghanes, par le biais de la mission Resolute Support.

Les chefs d’état-major de la Défense des pays de l’Alliance ont discuté de nouvelles voies pour contribuer davantage à la sécurité dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord tout en restant complémentaires aux efforts existants et avec le soutien des gouvernements locaux.

Depuis l’approbation de la nouvelle stratégie militaire de l’OTAN en mai dernier, les autorités militaires de l’OTAN s’emploient à affiner et à opérationnaliser les objectifs militaires de l’Alliance, les approches envisagées et les besoins en ressources grâce au concept de dissuasion et de défense de la zone euro-atlantique (DDA) et au Concept OTAN de combat en guerre (NWCC). Les chefs de la défense ont affiné le DDA qui sera présenté aux ministres de la défense pour examen lors de leur réunion de juin. Les chefs alliés ont ensuite examiné le dernier projet dU NWCC qui fournit les recommandations nécessaires pour garantir que l’OTAN exploite les opportunités et les approches innovantes, y compris l’utilisation de technologies émergentes et perturbatrices, pour maintenir son avantage militaire.

La dernière séance de la journée a été consacrée à la réponse de l’OTAN à Covid-19. Le président du comité militaire de l’UE, le général Claudio Graziano, a informé les chefs de la défense de l’OTAN des efforts de soutien et de secours de l’UE dans cette pandémie. Par la suite, les chefs d’état-major ont discuté des mesures et des mécanismes de soutien existants de l’OTAN ainsi que des effets à moyen terme de cette pandémie, y compris la résilience et les enseignements qui pourraient être mis en œuvre pour mieux se préparer à toute future crise sanitaire.