Vol PS-752: l’Iran n’a toujours pas remis les boîtes noires

Photo diffusée le 11 janvier 2020 par le Conseil de la défense et de la sécurité nationales Ukrainienne montrant des experts autour des débris de l'avion ukrainien abattu "par erreur" par l'Iran après son décollage de Téhéran, le 8 janvier 2020. [AFP]
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Le gouvernement fédéral cherche toujours à amener l’Iran à remettre les enregistreurs de bord de l’avion de ligne ukrainien qui s’est écrasé à Téhéran le 8 janvier dernier a indiqué le ministre des Transports, Marc Garneau, rapporte La Presse Canadienne.

Lors d’une réunion le 11 mars de l’Organisation de l’aviation civile internationale à Montréal, à laquelle participait le ministre canadien, un représentant de l’Iran s’était pourtant engagé à ce que son gouvernement rende les enregistreurs de vol aux autorités ukrainiennes d’ici le 25 mars.

L’Iran explique ce retard par la nécessité de concentrer ses efforts sur la crise de la COVID-19, a indiqué le ministre Garneau, mais le régime doit néanmoins remettre les boîtes noires pour honorer ses obligations en vertu du droit international de l’aviation civile.

Le vol 752 d’Ukraine International Airlines avait été touché par deux missiles iraniens peu après son décollage de l’aéroport de Téhéran, tuant les 176 personnes à bord, dont 55 citoyens et 30 résidents permanents canadiens.

Le Royaume-Uni, l’Ukraine, l’Afghanistan et la Suède ont également perdu des citoyens dans cette tragédie. Ces pays ont formé une alliance dirigée par le Canada et pressent depuis le gouvernement iranien de coopérer à l’enquête en toute transparence afin de faire la lumière sur la cause du tir de missiles et de l’écrasement et, également, d’indemniser les proches des victimes.