Accusations inédites d’encouragement au génocide contre un homme de Boucherville

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Pour la première fois au Québec, une enquête de la GRC a mené à une accusation d’encouragement au génocide contre un individu de Boucherville. André Audet, 62 ans, qui est accusé en lien avec des menaces publiées sur des sites web, indique aujourd’hui la Gendarmerie royale du Canada par voie de communiqué.

Les propos de l’homme propos visaient le premier ministre Justin Trudeau ainsi que la communauté musulmane.

En décembre 2019, l’Équipe intégrée de la sécurité nationale de la GRC a arrêté deux Québécois soupçonnés d’avoir appelé sur Facebook à tuer le premier ministre Justin Trudeau durant la dernière campagne électorale. L’un des deux hommes a été membre du groupe d’extrême-droite Storm Alliance.

Et en janvier 2020 un troisième Québécois, André Audet, contre qui sont portées aujourd’hui des accusations d’encouragement au génocide,  a été arrêté par la GRC pour avoir publié sur Facebook des propos jugés menaçants contre Justin Trudeau et la communauté musulmane. 

Les accusations portées aujourd’hui résultent d’une enquête menée par l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC (EISN) après avoir reçu des informations concernant des publications préoccupantes sur le web, indique la police fédérale. Il est présumé qu’André Audet utilisait divers pseudonymes sur plusieurs réseaux sociaux. Les enquêteurs ont recensé une centaine de publications haineuses, menaçantes et/ou incitant à la violence sur les comptes ciblés. Notamment, l’accusé incitait à la mort du premier ministre Justin Trudeau et encourageait l’éradication des musulmans.

André Audet avait déjà comparu en décembre 2019 dans le cadre de la même enquête. L’analyse complète de la preuve a permis de déposer de nouvelles accusations. Ce dernier comparaîtra de nouveau aujourd’hui au palais de justice de Longueuil.

  • Encouragement au génocide
  • Incitation publique à la haine
  • Fomenter volontairement la haine
  • Intimidation d’une personne associée au système judicaire ou d’un journaliste

La GRC prend au sérieux toutes menaces pouvant affecter le sentiment de sécurité, précise-t-elle dans son communiqué sur cette affaire où elle fait appel au public, demandant à ceux et celles qui auraient des renseignements sur les activités illicites d’individus ou de groupes d’individus de communiquez avec la GRC au 514-939-8300/1-800-771-5401 ou avec leur service de police local.

Ce genre de comportement sur les réseaux sociaux est devenu une plaie et, non seulement pourrir le discours public, mais représente un danger réel. Aussi, «Aucun propos violent n’est toléré. Les auteurs peuvent faire face à des accusations criminelles et sont passibles de peines sévères. Il est nécessaire de dénoncer de tels actes afin de contrer ce type de criminalité.», conclut la Gendarmerie royale canadienne.