Boeing ukrainien abattu: l’Iran accepterait d’indemniser les familles

Les 176 victimes du Boeing ukrainien abattu par erreur par l’Iran en janvier étaient principalement des Irano-Canadiens. [AFP]
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Téhéran a accepté d’indemniser les familles des victimes étrangères du Boeing ukrainien abattu par erreur par l’Iran en janvier, a annoncé jeudi la ministre suédoise des Affaires étrangères.

L’Iran et les différents pays concernés «ont signé un accord de principe» et «il n’y a aucun doute sur le fait» que Téhéran va payer, même si le montant exact doit encore faire l’objet de discussions, selon des déclarations de la ministre Ann Linde à l’agence suédoise TT confirmées à l’AFP par sa porte-parole.

Les 176 victimes étaient principalement des Irano-Canadiens, mais également des Afghans, des Britanniques et des Suédois ainsi que 11 Ukrainiens.

Le Groupe international de coordination et d’intervention pour les victimes du vol PS752 a tenu un appel aujourd’hui.

Les membres du Groupe (l’Afghanistan, le Canada, la Suède, l’Ukraine et le Royaume-Uni) ont formalisé une approche commune pour tenir le régime iranien responsable de l’écrasement du vol PS752 et ont signé un protocole d’entente sur la coopération concernant les négociations sur les réparations par l’Iran, ouvrant la voie à des négociations entre États.

«Nous avons signé un accord de principe selon lequel nous allons négocier avec l’Iran sur les indemnisations aux proches des victimes», a déclaré la ministre.  

Quant au fait de savoir si Téhéran va bel et bien verser une somme, «il n’y a aucun doute là-dessus. En revanche nous ne savons pas de quel montant il va s’agir, les négociations doivent le clarifier», a ajouté la ministre suédoise des Affaires étrangères.

Aucune confirmation n’était immédiatement disponible côté iranien.

Les membres du Groupe ont également discuté du téléchargement des enregistreurs de vol en France, de l’indemnisation par Ukraine International Airlines et de l’enquête criminelle sur la tragédie.

Le Groupe continue de plaider pour la responsabilité, la transparence, la justice et l’indemnisation aux familles et des proches des victimes.

Les forces armées iraniennes avaient reconnu le 11 janvier avoir abattu «par erreur» trois jours plus tôt l’appareil qui venait de décoller de Téhéran à destination de Kiev.

Fin juin, l’Iran avait déjà officiellement demandé l’assistance du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) dans la récupération des données des boîtes noires de l’appareil, avait annoncé l’organisme français, internationalement reconnu pour analyser les écrasements aériens.

*Avec AFP