Iran: nouveau plaidoyer américain pour maintenir l’embargo sur les armes

L'émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook. (capture d'écran/ABC News)
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Une levée de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à l’Iran, intensifierait la violence au Moyen-Orient, a averti dimanche l’émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook.

Les États-Unis militent pour le maintien de l’embargo qui arrive à expiration le 18 octobre et ont menacé dans le passé de déclencher un processus de rétablissement de sanctions internationales à l’Iran s’il n’est pas prolongé.

«L’embargo est en place depuis 13 ans et il a limité la capacité de l’Iran à déplacer des armes», a déclaré M. Hook aux journalistes lors d’un briefing en ligne organisé par l’ambassade des États-Unis au Qatar.

«J’ai parlé avec des dirigeants dans le Golfe et dans le monde entier et personne ne croit que l’Iran devrait pouvoir acheter et vendre librement des armes conventionnelles telles que des avions de combat… et divers types de missiles», a-t-il ajouté.

«Mais si le Conseil de sécurité [de l’ONU] ne prolonge pas l’embargo d’ici le 18 octobre, l’Iran pourra acheter et vendre librement ces armes. Imaginez à quoi ressemblera la région si cela arrive, les conflits dans des endroits comme la Syrie et le Yémen vont certainement s’intensifier».

Fin juin, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo avait averti, lors d’une visioconférence du Conseil de sécurité, qu’une levée de l’embargo sur les armes reviendrait à donner à l’Iran « épée de Damoclès sur la stabilité économique du Moyen-Orient ». Des arguments rejetés alors en bloc par Pékin et Moscou.

La levée de cet embargo est prévue dans une résolution ayant entériné en 2015 l’accord international sur le nucléaire iranien dont s’est retirée en 2018 l’administration américaine de Donald Trump.

Celle-ci a rétabli des sanctions économiques contre l’Iran, son ennemi.  

M. Hook a par ailleurs déclaré que son pays continuerait d’espérer une résolution de la querelle diplomatique entre le Qatar et quatre pays de la région.

L’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et Bahreïn imposent des sanctions économiques et diplomatiques à Doha depuis juin 2017, en accusant le Qatar de soutenir des mouvements islamistes radicaux et d’être trop proche de l’Iran, ce qu’il dément.

«Le conflit dure depuis trop longtemps et il finit par nuire à nos intérêts communs en matière de stabilité, de prospérité et de sécurité», a déclaré M. Hook.