La peine de l’ex-présidente sud-coréenne réduite en appel de 10 ans

L’ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée à 32 ans de détention pour corruption, abus de pouvoir, violation de la loi électorale et pour avoir détourné des fonds du Service national du renseignement (NIS) en 2018. (AFP)
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La justice sud-coréenne a réduit vendredi de 10 ans la peine de prison cumulée de 32 ans infligée à l’ex-présidente Park Geun-hye après le scandale de corruption qui avait causé sa destitution en 2017.

La première femme à avoir pris la tête de la Corée du sud avait été condamnée à des peines cumulées de 30 ans de prison pour corruption et abus de pouvoir notamment.

Mais la Haute cour de Séoul, statuant en appel vendredi, l’a condamnée à 15 ans de prison pour corruption et à 5 ans cumulables pour les autres chefs d’accusation.

Mme Park « n’a pas rempli ses obligations constitutionnelles de présidente », mais n’a pas fait usage des fonds obtenus illégalement pour son intérêt personnel, ont estimé les juges.

Elle a également été condamnée à payer un total de 21,5 milliards de won (environ 24,3 millions de dollars canadiens) d’amende.

Mme Park n’était pas présente lors de l’énoncé du jugement. Elle a refusé de se rendre aux audiences, jugeant ces poursuites biaisées.

Elle avait été par ailleurs condamnée à deux ans de prison pour des violations de la loi électorale, ce qui portait le total de la peine initiale à 32 ans.

Ce total est désormais de 22 ans, et elle sera octogénaire à la fin de cette peine.

Première femme élue présidente en Corée du Sud, Mme Park avait été destituée en 2017 à l’issue de manifestations monstres provoquées par des révélations selon lesquelles sa confidente et elle auraient touché des pots-de-vin soutirés aux plus grands conglomérats du pays en échange de faveurs.

En 2018, elle avait été condamnée à 32 ans de détention pour corruption, abus de pouvoir, violation de la loi électorale et pour avoir détourné des fonds du Service national du renseignement (NIS).

Ce scandale de corruption avait mis en lumière les accointances troubles entre les conglomérats familiaux sud-coréens comme Samsung, et le pouvoir politique, au travers de Mme Park et de sa conseillère de l’ombre Choi Soon-sil, qui avaient accepté des pots-de-vin en échange de faveurs politiques.