Les armées chinoise et indienne «se sont désengagées» de zones frontalières

Des soldats indiens patrouillent sur une route frontalière avec la Chine, à Gagangir, le 17 juin 2020. [AFP]
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Les armées de Chine et d’Inde «se sont désengagées» de l’essentiel des zones frontalières entre les deux pays, a assuré mardi le ministère chinois des Affaires étrangères, un mois et demi après un affrontement meurtrier dans l’Himalaya.

Des litiges frontaliers anciens opposent les puissances voisines sur le toit du monde. Ils ont été attisés mi-juin par un choc rarissime entre soldats indiens et chinois au Ladakh.

L’affrontement a fait 20 morts côté indien et un nombre inconnu de victimes dans les rangs chinois. La mort des soldats indiens a suscité une vague d’indignation dans leur pays.

«La situation continue d’évoluer vers une détente et un apaisement», a déclaré lors d’une conférence de presse régulière Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Les troupes des deux pays chargées de la défense des frontières se sont désengagées de la plupart des endroits.»

La Chine et l’Inde se préparent par ailleurs à un cinquième cycle de pourparlers entre commandants militaires, a indiqué Wang Wenbin, sans donner de calendrier.

Après l’affrontement du 15 juin dernier, de hauts responsables des armées chinoise et indienne s’étaient rencontrés et étaient convenus d’œuvrer pour apaiser les tensions.

Le sentiment antichinois est monté en flèche en Inde et s’est accompagné de manifestations et d’appels à interdire les produits chinois dans ce pays qui compte 1,3 milliard d’habitants.  

Le gouvernement indien a depuis interdit une centaine d’applications chinoises au nom de la sécurité nationale et de la protection des données. Parmi elles figure la populaire plateforme de partage de vidéos TikTok.