Une quarantaine d’ONG demandent la libération «immédiate» de Julian Assange

Une quarantaine d’ONG demandent la libération «immédiate» de Julian Assange. [AFP]
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Une quarantaine d’organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont appelé vendredi à la libération «immédiate» de Julian Assange, détenu au Royaume-Uni et réclamé par les États-Unis qui veulent le juger pour espionnage.

Le fondateur de WikiLeaks, qui a eu 49 ans vendredi, est poursuivi aux États-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Dans une lettre au ministre de la Justice Robert Buckland, les signataires appellent le gouvernent britannique à libérer «immédiatement» Julian Assange et à «bloquer» son extradition vers les États-Unis, où il risque jusqu’à 175 ans de prison.

Parmi les signataires figurent Reporters sans frontières, PEN international ou la Fédération internationale des journalistes.

Ils estiment notamment que les «persécutions» dont fait l’objet Julian Assange «contribuent à une détérioration de la liberté de la presse au Royaume-Uni» et ternissent l’image du pays sur la scène internationale.

L’examen par la justice britannique de sa demande de remise aux autorités américaines doit reprendre le 7 septembre.

Les États-Unis reprochent à l’Australien d’avoir mis en danger des sources des services américains. De leur côté, ses avocats dénoncent une procédure politique fondée sur des «mensonges».

Le fondateur de WikiLeaks est actuellement emprisonné à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh. Il a été arrêté en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il s’était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les États-Unis.