Arctique canadien: l’Op NANOOK tire à sa fin

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L’opération NANOOK, la principale opération des Forces armées canadiennes depuis 2007 dans l’Arctique, qui a débuté le 4 août pour une durée de trois semaines avec la participation, une première cette année, des États-Unis, de la France et du Danemark, tire à sa fin.


Mise à jour 26/08/2020, 10h27

L’Opération NANOOK–TUUGAALIK 2020 a pris fin lundi dans le Nord du pays.


«Le message est que l’Arctique a une importance stratégique, il devient de plus en plus important et c’est important pour notre sécurité nationale collective», a déclaré le vice-amiral Steven Poulin, commandant de la zone atlantique de la Garde côtière américaine.

«Et je pense que la participation est le reflet d’un engagement mutuel des partenaires et des nations alliées à partager des objectifs à cette fin.»

Les navires participants étaient, pour le Canada, la frégate NCSM Ville de Quebec, le navire de défense côtière NCSM Glace Bay et le ravitailleur MV Asterix.

Participaient aussi pour la première fois cette année le navire danois HDMS Triton, le navire de défense côtière français FS Fulmar, le navire de la garde côtière américaine USGC Tahoma et le tout nouveau destroyer lanceur de missile USS Thomas Hudner.

Toutefois, l’opération NANOOK, qui incluaient les années précédentes du personnel et de l’équipement de toutes les forces armées canadiennes, en particulier des Rangers canadiens, ainsi que d’autres ministères fédéraux, ne comportait pas cette année de volet terrestre et a dû se concentrer presque exclusivement sur les opérations navales en raison de la pandémie de la COVID-19.

«Nous avons décidé de ne pas mener cette année une grande partie de Nanook parce que nous ne voulions pas être un vecteur dans nos propres populations éloignées, qui sont assez protégées de la COVID simplement par le fait qu’elles sont éloignées», a expliqué Le contre-amiral Brian Santarpia, commandant des Forces maritimes de l’Atlantique de la Marine royale canadienne.

Les trois navires de la marine canadienne et les quatre navires étrangers ont concentré la plupart de leurs activités dans le détroit de Davis, entre l’île de Baffin et le Groenland, qui est considéré comme faisant partie du passage du Nord-Ouest.

Les navires participants n’ont toutefois, toujours en raison de la pandémie, effectué aucune escale dans le Grand Nord canadien. Leur seule escale aura été à Nuuk, au Groenland, pour faire le plein où les marins n’ont toutefois pas autorisés à quitter les navires.

D’un point de vue géopolitique, l’Arctique devient une zone d’intérêt de plus en plus importante pour des rivaux tels que la Russie, qui a beaucoup investi dans la reconstruction de sa capacité militaire en conditions nordiques, et la Chine, une nation qui n’a pas de frontière dans la région mais qui s’est pourtant lancée dans la construction d’un brise-glace.