Attaque au hachoir: le principal suspect pensait que le siège de Charlie était toujours rue Nicolas Appert

L’auteur de l'attaque au hachoir du 25 septembre pensait s’attaquer au siège de Charlie Hebdo, ne sachant pas que le journal satirique a déménagé ses bureaux depuis cinq ans pour une adresse tenue secrète. (Google Maps)
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Le principal suspect dans l’attaque au hachoir de vendredi à Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo pensait qu’il s’agissait toujours du siège du journal satirique, révèle aujourd’hui le quotidien français Le Parisien.

L’homme qui se présente comme un Pakistanais de 18 ans, «en colère» après la republication des caricatures de Mahomet, avait même selon le quotidien fait des repérages devant l’immeuble où il voulait s’attaquer à des journalistes de Charlie Hebdo.

Il est passé à l’action vendredi en fin de matinée, s’en prenant à deux salariés de l’agence de presse Premières Lignes, en pause cigarette devant leur immeuble situé au 10, rue Nicolas Appert (XIe arrondissement), qui abritait autrefois les locaux de Charlie Hebdo, ne sachant pas que le journal satirique a déménagé ses bureaux depuis cinq ans pour une adresse tenue secrète, qui fait en outre l’objet «d’une sécurisation renforcée avec garde statique depuis le début de l’ouverture du procès» des attentats de janvier 2015 début septembre.

Aujourd’hui en garde à vue, le suspect a déclaré «assumer son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures [de Charlie Hebdo, NDLR] qu’il n’a pas supportée», début septembre à l’occasion de l’ouverture du procès.

Six autres personnes, cinq hommes qui se trouvaient dans un appartement de Pantin (Seine–Saint-Denis), le dernier domicile présumé du principal suspect, et un ancien colocataire de ce dernier, quand il résidait dans un hôtel social de Cergy-Pontoise, ont également été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête ouverte par le parquet national antiterroriste (PNAT), confiée à la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Quant au deuxième suspect, un homme d’origine algérienne, il a été relâché après avoir été entendu par la brigade criminelle avant dans la nuit de vendredi à samedi. Aperçu en train de discuter avec le terroriste peu après l’attaque, l’homme a indiqué aux enquêteurs qu’il avait essayé d’arrêter le suspect et que ce dernier l’avait menacé, version corroborés par la vidéosurveillance du métro RATP.