Le nouveau brise-glace nucléaire russe, le plus grand et le plus puissant du monde, bientôt en service

Derniers tests pour l'Arktika, le fleuron atomique de la flotte arctique russe. (Rosatom)
Temps de lecture estimé : 3 minutes

Le 22 septembre, l’Arktika, le principal brise-glace à propulsion nucléaire universel russe, a quitté le quai d’achèvement du chantier naval de la Baltique à Saint-Pétersbourg en direction du port maritime de Mourmansk. Le passage devrait durer environ deux semaines. Pendant ce temps, le brise-glace nucléaire sera testé dans des conditions de glace, a indiqué par voie de communiqué le conglomérat russe Rosatom, qui couvre l’ensemble des secteurs de l’énergie nucléaire et exploite une importante flotte de brise-glaces nucléaires.

«Rosatomflot s’attend maintenant à l’arrivée du principal brise-glace nucléaire universel», a déclaré dans le communiqué Mustafa Kashka, directeur général de la FSUE Atomflot.

La navigation vers le port d’immatriculation de l’Arktika a été précédée par des essais en mer du navire, dont la dernière étape s’est achevée le 16 septembre. Une inspection des mécanismes et de l’équipement du navire à propulsion nucléaire a été effectuée dans le golfe de Finlande et la mer Baltique et les experts ont testé le système d’alimentation électrique dans des conditions de fonctionnement et des caractéristiques maniables du navire sous différentes variantes de tirant d’eau, précise le communiqué de Rosatom.

Au cours du passage, l’Arktika entrera dans la glace, se déplaçant au nord de Franz Josef Land, (83e parallèle nord). Cela permettra d’ajuster le système de mouvement électrique du navire à propulsion nucléaire dans des conditions de glace.

À sa mise en service prévue d’ici la fin de l’année, le nouveau brise-glace nucléaire sera le plus grand et le plus puissant du monde, avec la particularité de pouvoir être exploité dans l’embouchure de rivières polaires, grâce à un concept de double tirant d’eau (10.5 mètres ou 8.65 mètres).

La navigation vers le port d’immatriculation de l’Arktika a été précédée par des essais en mer du navire, dont la dernière étape s’est achevée le 16 septembre. Une inspection des mécanismes et de l’équipement du navire à propulsion nucléaire a été effectuée dans le golfe de Finlande et la mer Baltique et les experts ont testé le système d’alimentation électrique dans des conditions de fonctionnement et des caractéristiques maniables du navire sous différentes variantes de tirant d’eau, précise le communiqué de Rosatom.

Mais l’Arktika, mis à l’eau en 2016 et dont la construction avait commencé en 2013, n’est que le premier d’une série de cinq navires du projet 22220 (classe LK-60Ya), construits à Saint-Pétersbourg que Rosatom compte mettre en service. L’Arktika sera suivi par le Sibir et l’Ural, respectivement lancés par les chantiers de l’Amirauté en 2017 et 2019 et commande de deux brise-glaces supplémentaires a été passée en août 2019 pour des livraisons programmées de ces navires en 2024 et 2026.

Le développement économique de l’Arctique, où s’opposent les intérêts de cinq pays, dont la Russie, le Canada et les États-Unis est une priorité pour la Russie qui entend bien y devenir la première puissance économique et militaire tout en profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, qui devrait ouvrir de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord.

«La mise en place d’une flotte moderne de brise-glaces à propulsion nucléaire en Russie, capable de fournir une navigation régulière toute l’année et en toute sécurité dans les eaux de la route maritime du Nord est un objectif stratégique pour notre pays», a déclaré dans cette esprit Vyacheslav Ruksha, directeur général adjoint et Directeur de la Direction de la Route maritime du Nord de ROSATOM. «Je tiens à remercier les constructeurs navals et tous ceux qui ont participé à ce projet pour leurs efforts. Je suis sûr que d’autres brise-glace du projet 22220 seront construits avec succès et aideront à atteindre tous les objectifs de la Russie dans l’océan Arctique.»