L’Iran entend bien venger Soleimani en visant «tous ceux impliqués»

Le général de division Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution. (Sephanews)
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L’Iran entend bien venger la mort du général Qassem Soleimani en visant «tous ceux impliqués», a déclaré samedi le général de division Hossein Salami, le chef des Gardiens de la Révolution, une organisation paramilitaire de la République islamique d’Iran dépendant directement du Guide de la révolution, le chef de l’État iranien et chargée de protéger le système de la République islamique.

Le site d’informations américain Politico a rapporté il y a une semaine, citant deux responsables américains non identifiés, un complot d’assassinat de Lana Marks, ambassadrice des États-Unis en Afrique du Sud nommée en octobre 2019, assassinat qui auraient constituées des représailles à la mort du général dans un raid américain prévu avant l’élection présidentielle américaine de novembre, selon le média spécialisé qui couvre la politique aux États-Unis et à l’étranger.

Le président américain, Donald Trump, a pour sa part prévenu quelques jours après cette publication que «toute attaque de la part de l’Iran, sous quelque forme que ce soit, contre les États-Unis sera (it) suivie d’une attaque contre l’Iran qui sera mille fois plus forte en magnitude».

Des portraits du général iranien Qassem Soleimani affichés dans les rues de Téhéran, le 11 janvier 2020. [AFP]

« M. Trump, notre revanche pour le martyre de notre grand commandant est certaine, sérieuse et réelle, mais nous sommes respectables et nous prendrons notre revanche avec équité et justice », a affirmé le général de division Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, cité samedi sur leur site officiel Sepahnews.  «Pensez-vous que nous allons abattre une ambassadrice en Afrique du Sud pour le sang de notre frère martyr? Nous avons battu ceux qui étaient directement et indirectement impliqués dans le martyre de ce grand homme, et vous savez que quiconque a été impliqué dans cet incident sera battu, et c’est un message sérieux.»,

Soleimani, chef de la Force Qods – unité d’élite chargée des opérations extérieures des Gardiens –, a été tué le 3 janvier par une frappe aérienne américaine près de l’aéroport international de Bagdad. L’Iran a tiré en représailles dans les jours suivants des missiles vers des bases américaines et d’autres pays membres de la coalition en Irak.

Les relations entre Washington et Téhéran. déjà très tendues depuis la Révolution islamique de 1979, se sont envenimées encore davantage après l’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, qui a retiré unilatéralement en mai 2018 son pays de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015 avec les grandes puissances. Washington a réimposé depuis de lourdes sanctions contre Téhéran et tente en outre, sans succès jusqu’ici, de faire rétablir les sanctions onusiennes.

Les États-Unis entendent déclarer ce week-end que les sanctions des Nations unies contre l’Iran sont à nouveau en vigueur, un geste qui risque d’accroître leur isolement, mais aussi les tensions internationales. «Toutes les sanctions de l’ONU contre l’Iran seront à nouveau en vigueur ce week-end, à 20 h samedi», a déclaré l’émissaire américain Elliott Abrams.