Nagorno Karabakh: le Conseil de sécurité de l’ONU réclame un «arrêt immédiat des combats»

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a réclamé mardi dans une déclaration unanime obtenue par l’AFP un « arrêt immédiat des combats » au troisième jour de combats meurtriers dans la région disputée du Nagorno Karabakh entre l’Azerbaïdjan et des forces séparatistes soutenues par l’Arménie.

Les 15 membres du Conseil de sécurité expriment « leur soutien à l’appel lancé par le secrétaire général aux deux côtés pour arrêter immédiatement les combats, désamorcer les tensions et reprendre sans tarder des négociations constructives », précise leur déclaration adoptée pendant une réunion d’urgence demandée par les pays européens du Conseil (Belgique, Estonie, Allemagne, France et Royaume-Uni).

Le texte, court, affirme enfin le «plein soutien» du Conseil au rôle central des coprésidents (États-Unis, Russie, France) du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et ont exhorté les parties à travailler en étroite collaboration avec eux pour » une reprise urgente du dialogue sans conditions préalables.

Le bilan officiel de ces combats meurtriers s’établit mardi à 98 morts, dont quatorze civils : dix en Azerbaïdjan et quatre côté arménien. Mais les deux camps affirment chacun avoir tué des centaines de militaires ennemis.

La Russie, la France et les États-Unis — médiateurs au sein du Groupe de Minsk dans ce conflit — ont appelé sans succès à un cessez-le-feu et à des négociations.

Mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a fait savoir qu’un « cessez-le-feu immédiat et un retour à la table des négociations étaient urgents » des propos aussi tenus par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

La Russie entretient de bonnes relations avec les deux belligérants et se veut le grand arbitre régional.  Elle reste cependant plus proche de l’Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou.

Le Kremlin a appelé mardi la Turquie, qui soutient Bakou, à œuvrer au rétablissement de la paix au Nagorny Karabakh.

L’Arménie avait affirmé plus tôt mardi qu’un chasseur-bombardier turc soutenant l’Azerbaïdjan avait abattu un de ses avions militaires, ce qu’ont aussitôt démenti Ankara et Bakou, au troisième jour de combats meurtriers dans la région disputée du Nagorny Karabakh.

Une intervention militaire directe turque marquerait un tournant majeur après ces combats qui ont fait près de cent morts. Une guerre ouverte entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan risquerait de déstabiliser le Caucase du Sud et d’y entraîner les puissances régionales, au premier rang desquelles la Turquie et la Russie.  

*Avec AFP