Semaine de l’égalité des sexes: les Forces armées canadiennes célèbrent les réalisations des femmes et des communautés de genre mixtes

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Du 20 au 26 septembre, c’est la Semaine de l’égalité des sexes de 2020 dont le thème, cette année est «Grâce à vous». La Semaine de l’égalité des sexes découle de l’adoption du projet de loi C-309, la Loi sur la Semaine de l’égalité des sexes, qui a reçu la sanction royale le 21 juin 2018. Cette législation fait de la quatrième semaine de septembre la Semaine de l’égalité des sexes.

La Semaine de l’égalité des sexes «offre l’occasion de faire connaître davantage les contributions importantes que les femmes et les gens des communautés de diverses identités de genre ont apportées à la croissance, au développement, au caractère et à l’identité du Canada; de célébrer nos réalisations et nos accomplissements importants pour faire avancer l’égalité des sexes; et de réaffirmer notre engagement à combler les écarts persistants en matière d’égalité des sexes dans notre pays.» et, à cette occasion, les Forces armées canadiennes célèbrent les réalisations que les femmes et les communautés de genre mixtes ont faites au Canada et au sein des Forces.

En 1987, les postes et les unités dont le rôle principal était la préparation à une participation directe à des combats sur terre ou en mer, soit l’infanterie, les corps blindés, l’artillerie de campagne, l’artillerie antiaérienne, les transmissions, le génie et les opérations navales, étaient toujours interdits aux femmes.

Le 5 février 1987, le ministre de la Défense nationale procédait à la création d’un bureau chargé d’étudier les répercussions de la présence d’hommes et de femmes dans les unités de combat. Ces essais ont eu lieu dans le cadre du Programme d’emploi des femmes dans des postes liés au combat.

L’accès à tous les postes militaires a été ouvert aux femmes en 1989, à l’exception du service à bord de sous-marins, qui ne leur a été accessible qu’en 2001.

Jennie Carignan lors de son déploiement en Afghanistan, en 2010.

L’intégration des femmes dans les unités de combat a permis de doubler, dans les années 1990, le bassin de recrutement. Elle a également offert la possibilité à tous les citoyens canadiens de servir leur pays en fonction de leurs capacités.

Aujourd’hui, les femmes peuvent occuper n’importe quel poste au sein des Forces armées canadiennes, y compris dans les métiers opérationnels, et peuvent servir dans tous les environnements.

Les femmes participent notamment à de nombreuses opérations sur la scène internationale, des opérations de maintien de la paix, de la stabilité ou de la sécurité, de même que des opérations d’aide humanitaire et d’imposition de la paix. En 2017, le Canada a lancé l’Initiative Elsie en soutien à l’élaboration d’une approche systématique visant à déployer un plus grand nombre de femmes dans le cadre d’opérations de paix. et offrant un soutien technique adapté aux pays qui déploient des Casques bleus afin de veiller à ce que les conditions soient mises en place pour le déploiement de femmes et de l’aide à certaines missions des Nations Unies pour améliorer leur capacité à appuyer la participation accrue des femmes aux opérations de paix et à en profiter.

Mais, si les femmes participent à de nombreuses opérations de maintien de la paix, de la stabilité ou de la sécurité, de même que des opérations d’aide humanitaire et d’imposition de la paix, elles ne sont pas cantonnées dans ces rôles, loin de là, et c’est, par exemple, une femme, la major-général Jennie Carignan, issue des métiers de combat, qui est à la tête de l’importe mission de l’OTAN en Irak.

Pour tous les métiers des Forces armées canadiennes, les possibilités de carrière et le processus de sélection pour l’instruction, la promotion et l’affectation sont aujourd’hui les mêmes pour les hommes et les femmes et la sélection est faite en fonction du grade, des qualifications et du mérite.

La proportion de femmes parmi ses militaires et les domaines dans lesquels elles peuvent servir font du Canada un chef mondial dans ce domaine. Les Forces armées canadiennes sont considérées à juste titre à l’avant-garde en matière d’intégration des femmes dans les forces armées.