Les États-Unis réduisent leur présence militaire en Irak

Des véhicules militaires américains arrivent dans la ville de Bardarach, dans la province kurde irakienne de Dohouk, le 21 octobre 2019. [Archives/AFP]
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Les États-Unis ont décidé de réduire de 5200 à 3000 leurs effectifs militaires en Irak, a annoncé mercredi le général Kenneth McKenzie, chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient.

«Reconnaissant les grands progrès accomplis par les forces irakiennes et en consultation et en coordination avec le gouvernement irakien et nos partenaires de la coalition, les États-Unis ont décidé de réduire leur présence militaire en Irak d’environ 5200 à 3000 militaires durant le mois de septembre», a déclaré le général McKenzie à Bagdad.

La Maison-Blanche avait fait savoir mardi qu’une annonce était proche sur une nouvelle réduction des troupes américaines en Irak, où les soldats américains qui pourchassent les cellules dormantes djihadistes sont confrontés aux attaques croissantes de factions pro-iraniennes.

Les États-Unis continueront à épauler l’armée irakienne dans sa lutte contre les derniers éléments du groupe État islamique (EI) encore actifs dans le pays, et maintiendront une présence limitée en Syrie, a précisé le général américain dans un discours prononcé à l’occasion de la prise de fonction du nouveau commandant de la coalition anti-EI, le général Paul Calvert.

«Nous devons poursuivre notre coopération contre l’EI avec nos partenaires en Irak et Syrie», a-t-il dit.

«Cette présence réduite nous permet de continuer à conseiller et assister nos partenaires irakiens dans l’extraction des derniers restes de l’EI en Irak», a-t-il ajouté, soulignant la confiance de Washington dans la «capacité des forces irakiennes à opérer de façon indépendante».

«Le trajet a été difficile, le sacrifice a été immense, mais les progrès ont été significatifs », a-t-il conclu. « Il y a encore beaucoup de travail à accomplir.»

Ottawa, pour sa part, par la voix de Floriane Bonneville, l’attachée de presse du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a déclaré que «Le Canada reste engagé envers l’Opération IMPACT au Moyen-Orient et la mission d’entraînement de l’OTAN en Irak qui reprendra lorsque la situation sur le terrain le permettra.»

«À la demande du gouvernement irakien, nous continuons à travailler en collaboration avec tous nos partenaires afin de prévenir la résurgence de Daech dans la région.», d’ajouter l’attachée de presse du ministre canadien.

Attaques régulières

Le Pentagone évaluait fin 2019 à 5.200 le nombre de ses militaires déployés en Irak, où ils représentent la majorité des 7.500 soldats de la coalition internationale antijihadiste.

Mais depuis un an, des dizaines d’attaques à la roquette, attribuées à des groupes pro-iraniens, ont ciblé les forces américaines, ainsi que l’ambassade des Etats-Unis dans la zone ultra sécurisée de Bagdad, tuant au moins trois Américains.

Encore mardi, un convoi se dirigeant vers une base irakienne accueillant des troupes américaines a été visé par une bombe, faisant un mort parmi les forces irakiennes.  

Les tensions entre Washington et Téhéran sont montées d’un cran en janvier 2020 quand l’armée américaine a éliminé à Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani et l’Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, chef opérationnel du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran.

Cette opération avait fait redouter un conflit ouvert entre l’Iran et les Etats-Unis, les deux grands alliés de l’Irak sur son sol.

Et dans la foulée, les députés chiites irakiens avaient voté l’expulsion des soldats étrangers du pays, y compris américains.

Lors de discussions en août à Washington avec le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, M. Trump avait de nouveau évoqué un retrait militaire d’Irak mais il était resté vague sur son ampleur et le communiqué officiel publié après la rencontre faisait état d’un « redéploiement » des forces américaines.

L’armée américaine a renforcé sa présence ces derniers mois dans d’autres pays de la région où elle dispose de bases militaires, comme l’Arabie saoudite ou le Koweit, afin de maintenir sa pression sur l’Iran. 

M. Trump dit souvent jouir d’un fort soutien au sein de l’armée, vantant par exemple l’augmentation des fonds alloués au Pentagone.

Et dans la foulée, les députés chiites irakiens avaient voté l’expulsion des soldats étrangers du pays, y compris américains.

Lors de discussions en août à Washington avec le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, M. Trump avait de nouveau évoqué un retrait militaire d’Irak mais il était resté vague sur son ampleur et le communiqué officiel publié après la rencontre faisait état d’un « redéploiement » des forces américaines.

L’armée américaine a renforcé sa présence ces derniers mois dans d’autres pays de la région où elle dispose de bases militaires, comme l’Arabie saoudite ou le Koweit, afin de maintenir sa pression sur l’Iran. 

M. Trump dit souvent jouir d’un fort soutien au sein de l’armée, vantant par exemple l’augmentation des fonds alloués au Pentagone.

*Avec AFP

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