Un bien triste 75e anniversaire pour l’ONU

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Ce sera lundi un bien triste 75e anniversaire anniversaire pour l’Organisation des Nations Unies alors que le monde vit aujourd’hui de profonds bouleversements aggravés par une crise sanitaire mondiale aux répercussions économiques sociales et politiques inquiétantes.

Entre «160 et 170» sur les 193 membres de l’ONU devraient prendre la parole lors du Débat général de la 75è session de l’Assemblée générale des Nations-Unies, qui se tiendra toutefois virtuellement la semaine prochaine à New York en raison de la pandémie.

Mais, «Pour être efficace, la diplomatie requiert des contacts personnels et je suis vraiment désolé de ne pas avoir l’opportunité de rassembler les dirigeants des pays» cette année, a déploré mercredi le chef de l’ONU, Antonio Guterres. Mais il y aura en marge «plusieurs sommets virtuels » (climat, COVID-19, biodiversité, Libye, Liban…), a-t-il ajouté, notant que jamais autant de chefs d’État et de gouvernement ne prendront la parole – via une vidéo enregistrée à l’avance.

L’ONU, qui a accompagné la décolonisation, promu la liberté, « atténué des dizaines de conflits, sauvé des centaines de milliers de vies grâce à l’action humanitaire », comme le rappelle sa déclaration du 75e anniversaire, « a eu ses moments de déception. Notre monde n’est pas encore celui que nos fondateurs envisageaient il y a 75 ans ». « Il est en proie à des inégalités croissantes, à la pauvreté, à la faim, aux conflits armés, au terrorisme, à l’insécurité, au changement climatique et aux pandémies »

«La Covid-19 nous rappelle, cruellement, combien il est nécessaire de coopérer par-delà les frontières, les groupes et les générations. Notre riposte déterminera la vitesse à laquelle le monde se remettra de cette crise ; elle conditionnera la réalisation des objectifs de développement durable et la prise en charge des défis urgents – de la crise climatique aux pandémies, en passant par les inégalités, les nouvelles formes de violence et l’évolution rapide des technologies et de nos populations.», souligne l’ONU.

«Or, alors même que nous avons, plus que jamais, besoin d’une action collective, le soutien à la coopération mondiale flanche. Dans de nombreux pays, la confiance publique dans les institutions traditionnelles est en déclin et les relations entre les pays sont mises à rude épreuve.», déplore l’organisation internationale.