Afghanistan Un attentat à la voiture piégée fait 12 morts et une centaine de blessés

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Une voiture piégée ayant pris pour cible le siège de la police afghane à Feroz Koh dans la province de Ghor, dans l’ouest du pays, a tué dimanche au moins 12 civils et fait une centaine de blessés, rapporte la chaîne afghane d’information continue Tolo News.

L’incident s’est produit vers 11 heures, heure locale, après qu’un véhicule de marque Toyota Corolla «chargé d’explosifs» a explosé près du siège de la police et des bureaux du gouvernement pour les femmes, les martyrs et les personnes handicapées, selon un communiqué du ministère afghan de l’Intérieur..

Wahidullah Nezami, chef de la police provinciale, a déclaré que les effets de l’explosion sur les membres des forces de sécurité étaient toutefois minimes.

Des témoins oculaires ont déclaré qu’un certain nombre de bâtiments à proximité avaient été endommagés par la voiture piégée. «La situation … n’est pas acceptable en Islam», a déclaré un témoin oculaire cité par Tolo.

Auparavant, les responsables locaux de la santé avaient déclaré que les corps de «sept personnes et plus de 70 blessés avaient été amenés aux hôpitaux». Les responsables locaux ont toutefois déclaré déclaré que le bilan de victimes allait augmenter.

Aucun groupe, y compris les talibans, n’a revendiqué jusqu’ici la responsabilité de l’explosion. Mais la présidence afghane a immédiatement accusé les talibans. «La poursuite de la violence et des attaques menées par les talibans remettent gravement en cause les efforts de paix faits par le gouvernement afghan et ses partenaires internationaux».

Les talibans et les États-Unis ont conclu en février à Doha un accord après 19 années de guerre. Washington s’est engagé par cet accord à retirer tous ses militaires d’Afghanistan et, en contrepartie les rebelles ont promis de ne plus laisser de groupes terroristes opérer depuis les territoires qu’ils contrôlent, de ne plus attaquer les villes et d’engager des négociations de paix directes et inédites avec le gouvernement de Kaboul.

Mais ces négociations n’ont commencé qu’en septembre à Doha, au Qatar, avec beaucoup de retard, et la violence n’a pas réellement baissé, tandis que les forces américaines ont continué leur retrait au rythme prévu, sinon plus rapidement.