Edward Snowden a maintenant le statut de résident permanent en Russie

Edward Snowden (à droite) et son avocat, Anatoly Kucherena (Anatoly Kucherena)
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L’ex-consultant du renseignement et lanceur d’alerte américain recherché par Washington Edward Snowden a obtenu un titre de résident permanent en Russie où il est réfugié depuis 2013, a annoncé jeudi son avocat, rapporte aujourd’hui l’agence russe Interfax.

Edward Snowden bénéficiait jusqu’alors d’un premier droit d’asile d’un an, puis d’un permis de résidence de trois ans, prolongé en 2017.

«Aujourd’hui, les services d’immigration de la Fédération de Russie ont accordé à Snowden le droit à un permis de séjour en Russie pour une durée indéterminée», a déclaré Me Anatoli Koutcherena à Interfax ce jeudi.

L’avocat a expliqué que l’octroi d’un permis de séjour illimité au fugitif américain qui avait obtenu l’asile en Fédération de Russie en raison de persécutions aux États-Unis était devenu possible après les modifications de la législation sur l’immigration de la Fédération de Russie en 2019. La demande avait été déposée en avril, mais son examen a été retardé en raison de la pandémie de coronavirus, a-t-il ajouté.

L’ancien consultant avait quitté les États-Unis en 2013 après avoir transmis à la presse des dizaines de milliers de documents prouvant l’étendue des activités de la NSA (National Security Agency), responsable du renseignement d’origine électromagnétique et de la sécurité des systèmes d’information du gouvernement américain, démontrant l’ampleur de la surveillance électronique exercée par Washington, révélations qui avaient a suscité de très fortes tensions entre les États-Unis et leurs alliés et la décision des autorités russes de lui accorder un permis de séjour avait provoqué la colère de Washington.

Snowden a d’abord fui les États-Unis vers Hong Kong, puis vers la Fédération de Russie où il a vécu depuis, prolongeant périodiquement son permis de séjour. Aux États-Unis, il a été inculpé par contumace d’espionnage et de détournement de biens de l’État.

Lorsqu’on lui a demandé si son client allait obtenir la citoyenneté russe, Me Kucherena n’a pas écarté cette possibilité, mais a répondu que «cette question ne s’est pas encore posée»…