Le régime Assad force les Turcs à abandonner une poste d’observation dans la zone «Poutine-Erdogan»

Les forces du régime syrien bombardent les villages de la campagne du nord de Hama et des avions de reconnaissance survolent la zone «Poutine-Erdogan» en conjonction avec les préparatifs turcs pour le retrait de Morek, rapporte le 20 octobre l'Observatoire syrien des droits de l’Homme. (OSDH)
Temps de lecture estimé : < 1 minute

Les forces du régime syrien bombardent les villages de la campagne du nord de Hama et des avions de reconnaissance survolent la zone «Poutine-Erdogan» en conjonction avec les préparatifs turcs pour le retrait de Morek, rapporte le 20 octobre l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. (OSDH).

Parrain traditionnel de certains groupes insurgés, la Turquie voisine a déployé des troupes dans le nord-ouest syrien, notamment sur 12 postes d’observation instaurés depuis septembre 2018, dont celui Morek.

Plusieurs de ces positions turques se sont retrouvées par suite encerclées par les forces gouvernementales syriennes lorsque celles-ci elles ont reconquis de vastes pans de la province d’Idlib et de la région voisine de Hama.

C’est ainsi que le poste d’observation turc de Morek, situé dans le nord de Hama, est encerclé par les forces du régime Assad depuis août 2019.

Un retournement «attendu» de la situation alors qu’en février 2020, c’était le président turc Recep Tayyip Erdogan qui adressait un ultimatum au régime de Bachar al-Assad pour qu’il recule dans le nord-ouest de la Syrie, après des affrontements inédits qui avaient suscité des frictions entre Ankara et Moscou, parrain de Damas.

Des combats sporadiques continuent de secouer la province d’Idlib et les territoires adjacents, en dépit d’un cessez-le-feu adopté en mars 2020, après une énième offensive du régime relancée en décembre contre les djihadistes et les rebelles qui contrôlent près de la moitié de la province d’Idlib et, aussi, des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 380 000 morts et déplacé des millions de personnes et le conflit s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de puissances internationales et régionales, dont la Turquie, et de groupes djihadistes.