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En Irak, une attaque attribuée à l’EI fait neuf morts, dont six militaires

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Capture d'écran d'une vidéo de propagande du groupe Etat islamique (EI) montrant des jihadistes dans un lieu non précisé de la province d'Al-Anbar, le 17 mars 2014 en Irak. [Archive/AFP]
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Les souris n’attendent même plus que le chat soit parti pour se remettre à danser. neuf personnes, six militaires et trois civils, ont été tuées samedi soir dans une embuscade tendue par des djihadistes présumément du groupe armé État islamique (EI) à environ 200 kilomètres au nord de Bagdad.

Une bombe placée en bord de route a explosé au passage d’une voiture de civils et lorsque des policiers et des membres du Hachd al-Chaabi – coalition de paramilitaires désormais intégrés à l’État – sont venus à leur rescousse, ils ont essuyé des tirs de djihadistes.

«Quatre membres du Hachd tribal», les unités sunnites de cette coalition dominée par les chiites pro-Iran, «deux policiers et deux civils ont été tués dans l’attaque de l’EI », a déclaré Mohammed Zidane, maire de la localité de Zouiya, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Tikrit, rapporte l’Agence France-Presse.

L’attaque n’a pas été officiellement revendiquée mais le maire et la police et la source pointent le groupe armé État islamique..

Il y a une dizaine de jours, 11 personnes, dont des membres des forces de sécurité, avaient été tuées dans une attaque djihadiste contre une position militaire à l’entrée ouest de Bagdad.

L’Irak a déclaré il y a trois ans la «victoire» sur l’EI mais le groupe conserve des cellules clandestines dans les provinces sunnites du pays, notamment Salaheddine où a eu lieu l’attaque de samedi soir. Et il y a une dizaine de jours, 11 personnes, dont des membres des forces de sécurité, avaient été tuées dans une attaque djihadiste contre une position militaire à l’entrée ouest de Bagdad. Là aussi, le Hachd tribal avait payé le plus lourd tribut avec cinq morts.

Est-ce vraiment le moment de réduire la présence militaire américaine ?

Plusieurs craignent que qu’un retrait américain ne favorise la résurgence de l’EI.

En Irak, les États-Unis ont environ 3 000 soldats en Irak, pour le moment. Mais mardi, le Pentagone a annoncé que Donald Trump avait ordonné une réduction des troupes.

La veille, le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell, pourtant un soutien de Trump, avait vivement mis en garde le président sortant contre une accélération du retrait des soldats américains en Afghanistan et en Irak, plaidant pour une présence continue des forces américaines pour lutter contre le terrorisme.

«Bien sûr, toutes les guerres doivent prendre fin», admet le chef de la majorité républicaine au Sénat, «la question est de savoir comment elles se terminent et si les conditions auxquelles elles prennent fin sont favorables ou défavorables à la sécurité et aux intérêts des États-Unis. Et rien dans les circonstances auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui ne donne à penser que si nous perdons notre détermination, les terroristes ne s’en prendront pas à nous.»

La représentante Liz Cheney, une républicaine du Wyoming, a pour sa part déclaré que Trump risquait de répéter l’erreur d’Obama de se retirer d’Irak en 2011, peu de temps après avoir vaincu Al-Qaida là-bas, une décision qui, selon elle, a conduit à la montée en puissance de l’État islamique. «Les décisions concernant le niveau des troupes devraient être prises en fonction des conditions sur le terrain et non des calendriers politiques à Washington», a-t-elle déclaré. 

Jeudi, le chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient, le général des Marines Kenneth F. McKenzie, a indiqué que Bagdad souhaite le maintien continu de forces américaines afin de lutter contre le groupe État islamique. Certes, chaque guerre doit un jour finir, mais quitter l’Irak sans que les problèmes qu’on y laisse soient résolus nous prépare un problème stratégique, de dire le général.

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