Karabakh: plus de 2300 soldats arméniens tués selon le ministère arménien de la Santé

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Réagissant aux rumeurs selon lesquelles le côté arménien aurait eu 4750 victimes au cours de la récente guerre au Nagorny Karabakh, la porte-parole du ministère arménien de la Santé, Alina Nikoghosian, a indiqué sur Facebook qu’«À l’heure actuelle, les corps de 2317 militaires tués, parmi lesquels des corps non identifiés, ont été pris en charge par le service d’examen médico-légal», fustigeant ceux et celles qui avancent n’importe quels chiffres.

«La collecte de dividendes politiques sur ce sujet délicat dépasse les limites morales à toutes les limites.« », dénonce-t-elle, exprimant également «Au nom de tout le personnel du ministère de la santé», ses condoléances «à toutes les mères, pères et les proches» des victimes.

Selon Alina Nikoghosian, le processus d’échange des corps avec l’Azerbaïdjan ne fait que commencer. «Les belligérants ne disposent pas pour le moment de chiffres définitifs».

Les autorités arméniennes faisaient jusqu’à présent état de 1339 soldats et 50 civils tués dans les hostilités débutées fin septembre. L’Azerbaïdjan pour sa part n’a pas communiqué pour sa part ses pertes militaires. Il a rapporté 93 civils tués dans son camp.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signé lundi 9 novembre, sous l’égide de Moscou, un accord de cessez-le-feu mettant fin au conflit qui consacre les gains de territoires importants obtenus par l’Azerbaïdjan, et prévoit la rétrocession à Bakou de territoires supplémentaires.

Et dès le lendemain, mardi, la Russie a commencé à déployer quelque 2000 soldats de maintien de la paix, pour contrôler le cessez-le-feu et les actions militaires dans la zone de conflit du Haut-Karabakh, a annoncé le ministère russe de la Défense.

L’annonce de l’accord avait été suivie par des manifestations de colère en Arménie, où des protestataires avaient brièvement investi le siège du gouvernement et le Parlement. L’opposition exige la démission du premier ministre Nikol Pachinian, mais le président de l’Artsakh, la république autoproclamée du Nagorny Karabakh, Araïk Aroutiounian, a relevé que «si les hostilités avaient continué, nous aurions tout perdu en quelques jours».   

Le président russe Vladimir Poutine a de son côté affirmé vendredi que les combats au Nagorny Karabakh ont fait plus de 4000 victimes et 8000 blessés, ainsi que des dizaines de milliers de réfugiés.

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