Karabakh: Poutine réaffirme sa volonté de faire respecter l’accord du 9 novembre et son soutien au premier ministre arménien

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Les participants à une réunion du Conseil de sécurité collective de l’Organisation du traité de sécurité collective tenue le 2 décembre par vidéoconférence. (Service de presse du Kremlin)
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À la réunion par visioconférence du Conseil de sécurité collective de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) ce mercredi 2 décembre, Vladimir Poutine a réaffirmé sa volonté de faire respecter l’accord du 9 novembre et salué le «courage» du premier ministre arménien Nikol Pachinian, critiqué dans son pays pour avoir accepté un cessez-le-feu consacrant les victoires militaires de l’Azerbaïdjan après six semaines de guerre au Nagorny Karabakh.

L’Organisation du Traité de Sécurité Collective est une alliance intergouvernementale et militaire créée en 1992 et comprenant aujourd’hui la l’Armenie, le Belarus, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, Tajikistan et, bien sûr, la Fédération de Russie. Russie, L’Azerbaïdjan, qui avait rejoint le groupe en 1993 et signé le Traité de sécurité collective, l’a quitté en 1999

L’accord entre Bakou et Erevan sous l’égide de Moscou, a accordé d’importants gains territoriaux à l’Azerbaïdjan. Jugé catastrophique par de nombreux Arméniens, il a entraîné des appels à la démission du premier ministre arménien qui participait ce mercredi à une réunion par visioconférence de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) à laquelle présidait le président russe.

L’Organisation du Traité de Sécurité Collective est une alliance intergouvernementale et militaire créée en 1992 et comprenant aujourd’hui la l’Armenie, le Belarus, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, the Russian Federation and le Tajikistan et, bien sûr, la Fédération de Russie. Russie, L’Azerbaïdjan, qui avait rejoint le groupe en 1993 et signé le Traité de sécurité collective, l’a quitté en 1999

«Le gouvernement arménien a été obligé de prendre une décision très difficile, mais nécessaire », a déclaré mercredi le président russe durant cette réunion, à laquelle participaient également le président du Bélarus Alexander Lukashenko, le président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokayev, le président par intérim du Kirghizistan Talant Mamytov, le président du Tadjikistan Emomali Rahmon et le secrétaire général de l’Organisation du traité de sécurité collective Stanislav Zas.

«Ces décisions ont été douloureuses et ont demandé du courage personnel de la part du premier ministre arménien », a poursuivi le Vladimir Poutine, assurant que « notre tâche est désormais de soutenir le  premier ministre et son équipe pour organiser une vie pacifique» au Nagorny Karabakh.

En vertu de l’accord du 9 novembre, l’Arménie s’est engagée à rétrocéder trois districts – Latchin, Kalbajar et Aghdam – qui échappaient au contrôle de l’Azerbaïdjan depuis 1994, la rétrocession ayant été achevée mardi. La signature de l’accord a été très mal perçue en Arménie, déclenchant ces dernières semaines plusieurs manifestations. Une partie de l’opposition qualifie Nikol Pachinian de «traître» et réclame sa démission. L’accord a néanmoins permis la survie du Nagorny Karabakh, amoindri, et vu le déploiement de 2000 soldats russes de maintien de la paix chargés notamment d’assurer la sécurité du corridor de Latchin, devenu l’unique route reliant le Nagorny Karabakh à l’Arménie.

«Nous savons tous trop bien que la Russie a dû entreprendre des efforts de médiation proactifs pour mettre un terme aux effusions de sang dans la zone de conflit du Haut-Karabakh, parvenir à une cessation complète des hostilités et lancer le processus de stabilisation. Ce faisant, nous avons été guidés par les principaux accords conclus au sein du Groupe de Minsk de l’OSCE, notamment par la Russie, les États-Unis et la France en tant que coprésidents.», a déclaré le président russe.

«La déclaration trilatérale du 9 novembre de la Russie, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan est systématiquement mise en œuvre. Des casques bleus russes ont été déployés le long de la ligne de contact et du corridor de Lachin.», a poursuivi le président russe.

«Il est maintenant temps de travailler ensemble pour aider les personnes qui ont souffert des hostilités dans cette région, aider à résoudre les problèmes humanitaires, faciliter le retour des réfugiés, restaurer les infrastructures et protéger les monuments historiques, religieux et culturels.»