Réunion des ministres des Affaires étrangères sur la poursuite de l’adaptation de l’OTAN et les défis de sécurité mondiaux

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Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN se réuniront par visioconférence sécurisée ces mardi et mercredi (1er et 2 décembre 2020) afin d’examiner des dossiers clés pour l’Alliance, parmi lesquels la poursuite de l’adaptation de l’OTAN, le renforcement du dispositif militaire de la Russie, la montée en puissance de la Chine et la mission de formation menée par l’OTAN en Afghanistan.

Avant la réunion, le secrétaire général, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Afghanistan avait parcouru un long chemin depuis l’arrivée des forces de l’OTAN dans le pays suite aux attentats perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre 2001.  Il a mis en exergue l’attachement de l’OTAN à la sécurité de l’Afghanistan et au processus de paix : « Au cours des mois à venir, nous continuerons d’évaluer notre présence en fonction des conditions sur le terrain.  Nous sommes confrontés à un dilemme complexe. Soit nous partons, et nous prenons le risque de voir l’Afghanistan redevenir un sanctuaire pour le terrorisme international. Soit nous restons, et nous prenons le risque de voir la mission se prolonger et d’assister à un regain de violence. Quel que soit notre choix, il est important que nous agissions ensemble, d’une manière coordonnée et réfléchie. »

Les ministres aborderont aussi le renforcement du dispositif militaire de la Russie autour de l’Alliance – du Grand Nord à la Syrie et à la Libye.  À l’occasion d’une séance distincte, ils examineront avec la Géorgie et l’Ukraine la situation en matière de sécurité dans la région de la mer Noire et le soutien actuellement fourni par l’Alliance à ces deux partenaires.

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN analyseront également l’évolution des rapports de force à l’échelle mondiale en raison de la montée en puissance de la Chine.  Cette séance associera en outre nos partenaires de la région Asie-Pacifique – l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud –, ainsi que la Finlande et la Suède et enfin le haut représentant de l’Union européenne.  Le secrétaire général a fait la déclaration suivante : « La Chine n’est pas notre adversaire.  Sa montée en puissance offre des perspectives majeures pour nos économies et nos échanges commerciaux.  Nous devons dialoguer avec la Chine sur des dossiers tels que la maîtrise des armements et le changement climatique.  Mais la situation est également porteuse d’importants défis pour notre sécurité.  La Chine investit massivement dans de nouvelles armes.  Elle se rapproche de nous, de l’Arctique à l’Afrique et par les investissements qu’elle réalise dans nos infrastructures. La Chine ne partage pas nos valeurs.  Elle ne respecte pas les droits fondamentaux de la personne et essaie d’intimider d’autres pays. Nous devons impérativement gérer cette situation ensemble, à la fois en tant que membres de l’OTAN et en tant que communauté de pays de même sensibilité. »

Les ministres aborderont par ailleurs la poursuite de l’adaptation de l’OTAN au travers de l’initiative OTAN 2030, y compris en examinant un rapport d’un groupe d’experts désignés par le secrétaire général.  Ce dernier poursuivra ses consultations avec les Alliés, la société civile, de jeunes responsables, des parlementaires et le secteur privé avant de remettre ses recommandations aux dirigeants des pays de l’OTAN l’an prochain.