Londres s’inquiète des activités de la Russie à la frontière avec l’Ukraine

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Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est inquiété lundi des activités militaires de la Russie en Crimée et à la frontière avec l’Ukraine lors d’une conversation téléphonique avec le président Volodymyr Zelensky, rapportent les agences de presse.

«Le premier ministre a réitéré le soutien indéfectible du Royaume-Uni à la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine», a indiqué le bureau du premier ministre dans un communiqué. «Il a exprimé sa solidarité avec le gouvernement du président Zelensky face à cette activité de déstabilisation et salué l’approche de l’Ukraine», selon la même source.

MM. Zelensky et Johnson vont «poursuivre leur étroite collaboration avec leurs partenaires internationaux afin de suivre la situation et s’assurer qu’il n’y a pas de nouvelle escalade», selon le texte.

Peu après leur conversation, le président Zelensky a remercié le premier ministre britannique dans un tweet en soulignant que l’Ukraine «n’était pas seule» et était «soutenue par les pays du G7» (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Le G7 avait fait savoir en mars qu’il ne reconnaîtra pas «les tentatives de la Russie visant à légitimer (l’)occupation» de la Crimée.

Le président américain Joe Biden avait promis vendredi à son homologue ukrainien de soutenir la souveraineté de l’Ukraine face à la Russie, accusée de masser ses troupes à la frontière avec ce pays.

La Russie est largement considérée comme le soutien financier et militaire des séparatistes et accusée par Kiev d’avoir fait combattre ses troupes régulières au cours du conflit.

Cette guerre, qui a fait plus de 13 000 morts, a commencé en 2014 après l’arrivée au pouvoir à Kiev de pro-occidentaux, qui avait été suivie de l’annexion de la Crimée par Moscou.

Après une trêve record pendant la deuxième moitié de 2020, la guerre dans l’est de l’Ukraine entre forces de Kiev et séparatistes a vu depuis janvier une multiplication des heurts. Les deux camps s’imputent la responsabilité de l’escalade.

Malgré des accords de paix signés en 2015 à Minsk et plusieurs rencontres entre les présidents russe et ukrainien sous parrainage allemand et français, le règlement politique du conflit est au point mort.

*Avec AFP