Répression en Birmanie: près de 250 000 personnes déplacées suite aux attaques de l’armée

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Répression en Birmanie: près de 250 000 personnes déplacées suite aux attaques de l'armée selon le rapporteur spécial de l’ONU. (Karen News)
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La répression conduite en Birmanie par la junte depuis son coup d’État a provoqué le déplacement de près de 250 000 personnes, a déclaré mercredi le rapporteur spécial de l’ONU Tom Andrews.

Au moins 738 personnes ont été tuées et 3300 arrêtées par l’armée dans la répression des manifestations contre le renversement le 1er février du gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi.

«Horrifié d’apprendre que les attaques commises par la junte ont déjà provoqué le déplacement de près d’un quart de million de Birmans, selon des sources», a tweeté mercredi Tom Andrews. «Le monde doit agir immédiatement pour répondre à cette catastrophe humanitaire.»

L’organisation humanitaire chrétienne Free Burma Rangers a estimé la semaine dernière qu’au moins 24 000 civils avaient été déplacés à la suite d’attaques aériennes et au sol de l’armée dans l’État Karen (Sud-Est).

Padoh Mann Mann, porte-parole d’une brigade de l’Union nationale karen (KNU), l’une des factions ethniques du pays, a affirmé mercredi que plus de 2000 personnes étaient passées en Thaïlande et que des milliers d’autres avaient été déplacées à l’intérieur des frontières.

«Ils se cachent tous dans la jungle près de leurs villages», a-t-il dit.

Un sommet des pays de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) est prévu samedi à Jakarta pour étudier la situation en Birmanie après le coup d’État militaire du 1er février.

Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a annoncé la semaine dernière que le dirigeant de la junte, le général Min Aung Hlaing, prendrait part au sommet spécial, ce qui a suscité la consternation des organisations de défense des droits de l’homme.

«Min Aung Hlaing, qui est visé par des sanctions internationales pour son rôle dans les atrocités militaires et la répression brutale des manifestants prodémocratie ne devrait pas être le bienvenu à une rencontre internationale visant à examiner une crise qu’il a créée», a estimé Human Rights Watch.

Dans la nuit, les autorités birmanes ont libéré le journaliste indépendant Ko Latt, qui avait été arrêté il y a un mois à Naypyidaw, la capitale.

Au moins 70 reporters ont été interpellés depuis le coup d’État et 38 sont en détention, selon l’organisation Reporting ASEAN.

*Avec AFP