Israël: exit Benyamin Nétanyahu

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Les 120 députés du parlement israélien (la Knesset) ont voté ce dimanche pour assermenter un nouveau gouvernement, mettant ainsi fin au règne historique de 15 années, dont 12 consécutives. du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le politicien d’extrême droite Naftali Bennett, qui a autrefois travaillé pour Netanyahu, devient le nouveau Premier ministre d’Israël pour deux ans dans un accord de coalition qui comprend huit partis distincts et est dirigé par Bennett et le centriste Yair Lapid.

Lapid servira de ministre des Affaires étrangères et deviendra Premier ministre après le séjour de deux ans de Bennett.

Le nouveau Premier ministre a été chahuté tout au long de son discours d’ouverture, ce qui a conduit à l’expulsion de plusieurs législateurs d’extrême droite et ultra-orthodoxes du camp de Netanyahu qui ont dû être escortés hors du plénum par la sécurité.

Dans son discours, Bennett a fait écho à la position de Netanyahu sur l’accord nucléaire iranien, qualifiant son renouvellement d’erreur. Israël ne permettra pas à l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, a-t-il déclaré.

Cette décision relègue Netanyahu, le Premier ministre israélien aux banquettes de l’opposition, lui faisant perdre l’immunité dont il jouissait en tant que premier ministre, et augmente pour lui les risques juridiques alors qu’il lutte contre des accusations de corruption dans un procès pénal en cours. Il a avait qualifié ces accusations de « chasse aux sorcières » et a tenté d’utiliser le bureau du Premier ministre pour obtenir l’immunité juridique de la Knesset.

On s’attend maintenant à ce qu’il tente de faire dérailler le nouveau gouvernement de coalition pour forcer de nouvelles élections qui le ramèneraient au pouvoir.

Dans son discours au parlement, Netanyahu a clairement indiqué qu’il n’avait pas l’intention de renoncer à la direction du Likoud.

Il a juré de «continuer la grande mission de ma vie, assurer la sécurité d’Israël». Il a ajouté: «S’il est destiné à nous d’être dans l’opposition, nous le ferons le dos bien droit jusqu’à ce que nous renversions ce gouvernement dangereux et revenions diriger le pays»

La coalition qui vient de renverser Netanyahu est une alliance fragile et hétéroclite qui comprend des factions de droite, des partis de centre-gauche et, pour la première fois dans la politique israélienne, un parti arabe.