Nouvelles frappes aériennes d’Israël contre la bande de Gaza

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Nouvelles frappes aériennes d’Israël contre la bande de Gaza. (AFP)
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L’aviation israélienne a mené tôt mercredi des frappes dans la bande de Gaza après des lancers de ballons incendiaires mardi depuis ce territoire palestinien vers le Sud israélien, selon des sources sécuritaires palestiniennes et des témoins.

Ces frappes et ces tirs de ballons sont les premiers incidents importants entre Israël et Gaza depuis un cessez-le-feu, le 21 mai dernier, ayant mis fin à 11 jours d’une guerre-éclair ayant fait 260 morts côté palestinien, dont des enfants, des adolescents et des combattants, et 13 décès en Israël, incluant un enfant, une adolescente et un soldat.

Vingt incendies ont éclaté en Israël près de la frontière de Gaza provoqués par des ballons chargés d’explosifs lancés depuis la bande de Gaza mardi en réponse à la marche du drapeau de Jérusalem.

La marche du drapeau est un événement annuel au cours duquel des groupes juifs de droite défilent dans la vieille ville portant des drapeaux israéliens pour célébrer la réunification de Jérusalem pendant la guerre des Six Jours de 1967.

L’armée a déclaré qu’elle était «prête à tous les scénarios, y compris la reprise des combats face à la poursuite des actes terroristes émanant de Gaza».

Selon des sources palestiniennes, l’aviation israélienne a visé au moins un site à l’est de Khan Younès, ville du sud de la bande de Gaza, enclave paupérisée de deux millions d’habitants dont environ un millier d’appartements, de bureaux et de commerces ont été détruits lors de la dernière guerre avec Israël, la quatrième depuis 2008. Un photographe de l’AFP à Khan Younès a par ailleurs vu des déflagrations.

Il s’agit des premières frappes israéliennes contre ce territoire palestinien, sous contrôle des islamistes du Hamas et sous blocus israélien, depuis l’arrivée au pouvoir dimanche soir d’une coalition hétéroclite ayant mis fin à 12 ans de règne de Benyamin Nétanyahu.

Les États-Unis et l’ONU avaient appelé à la «retenue» avant cette marche controversée que le nouveau gouvernement israélien de Naftali Bennett, en fonction depuis dimanche, avait autorisé tout en balisant son tracé pour éviter des confrontations avec les Palestiniens.

Le mouvement Hamas avait quant à lui menacé Israël de représailles si cette marche célébrant la prise de contrôle et l’annexion de Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte, par l’armée israélienne en 1967, s’aventurait notamment dans les quartiers musulmans de la Vieille Ville.

*Avec AFP