Le chef de la CIA William Burns en visite en Israël et en Cisjordanie occupée

0
322
William Burns (Photo officielle/CIA)
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Le chef de la CIA (Central intelligence Agency) William Burns est attendu mardi en Israël dans le cadre d’une visite de trois jours durant laquelle il se rendra également en Cisjordanie occupée, ont indiqué des responsables israélien et palestinien, rapporte le site d’information israélien Walla News.

Selon le Walla News, William Burns, effectuera sa première visite en Israël depuis son entrée en fonction en tant qu’invité du chef du Mossad David Barnea. 

Une porte-parole de la CIA a refusé de commenter, écrit le site israélien, mais, selon Wala News, des responsables israéliens ont déclaré que Burns devait rencontrer non seulement le chef du Mossad Barnea, mais également le Premier ministre Naftali Bennett et d’autres responsables de l’establishment de la défense et de la communauté du renseignement.

 Selon les sources du site d’information israélien, les discussions du chef de la CIA devraient se concentrer sur l’Iran – à la fois sur le programme nucléaire et sur les activités iraniennes dans la région. Israël veut savoir quelle est la politique américaine envers le nouveau gouvernement en Iran, dirigé par le président Ebrahim Raïssi, notamment en ce qui concerne un éventuel retour à l’accord nucléaire.

Burns doit également rencontrer jeudi le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah en Cisjordanie occupée, a indiqué un responsable palestinien. Il devrait également y rencontrer le chef du renseignement palestinien, Majed Faraj.

Cette visite du chef de la CIA intervient sur fond de tensions accrues entre Israël et l’Iran.

Le 29 juillet, le MT Mercer Street, un pétrolier géré par une société appartenant à un milliardaire israélien, a été la cible d’une attaque au drone au large d’Oman, fatale à un agent de sécurité britannique et un membre d’équipage roumain.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël ont très rapidement pointé du doigt l’Iran, qui a démenti toute implication, sur fond d’attaques et de sabotages en série dans les eaux de la région.

Vendredi dernier, le commandement militaire central (Centcom) de l’armée américaine a publié les résultats d’une enquête selon lesquels deux drones piégés ont d’abord manqué leur cible, avant qu’un troisième, « chargé d’explosif à usage militaire », ne vienne s’abattre sur le MT Mercer Street.

Les experts américains «ont conclu, sur la base de preuves», que ce drone «avait été fabriqué en Iran», estimant aussi que «la distance entre les côtes iraniennes et le site» de l’attaque était compatible avec la portée de précédentes attaques au drone attribuées à Téhéran.  

Diplomate de carrière, William Burns a été à l’origine, sous la présidence de Barack Obama, d’un rapprochement avec l’Iran, menant ainsi des négociations secrètes en 2011 et 2012 à Oman avec ce pays ennemi malgré l’absence de relations diplomatiques avec les États-Unis.  

Ces discussions avaient permis ensuite d’ouvrir celles, officielles, entre Téhéran et les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni), qui ont abouti à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (JCPOA), auquel Israël s’est opposé et dont l’ancien président américain Donald Trump s’est retiré.  

*Avec AFP