Otages au Cameroun: «On ne négocie pas!», déclare le ministre français de la Défense

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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Photo: ministère français de la Défense)
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Photo: ministère français de la Défense)
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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Photo: ministère français de la Défense)
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Photo: ministère français de la Défense)

Le ministre français de la Défense a fait part de son refus de négocier ce matin sur les ondes de RTL, à propos de la demande de libération d’islamistes emprisonnés au Cameroun et au Nigeria que réclament les membres du groupe terroriste Boko Haram, qui ont enlevé une famille française au Cameroun. «On ne négocie pas sur ces bases-là avec ces groupes-là. On ne joue pas à ce jeu de surenchère! », a déclaré Jean-Yves Le Drian.

Sur RTL, au lendemain de la diffusion le 25 février de la vidéo montrant les sept membres de la famille Moulin-Fournier, dont quatre enfants, le ministre de la Défense a déclaré que «l’horreur s’ajoute à l’effroyable, c’est la première fois qu’il y a des enfants. C’est une situation inacceptable.»

La vidéo, tournée par les ravisseurs montre les sept otages français enlevés mardi dernier au Cameroun,  montrent les otages aux côtés des ravisseurs armés se revendiquant du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Dans cette vidéo de plus de trois minutes, on peut voir les trois adultes et quatre enfants de la famille Moulin-Fournier, enlevés le 19 février dernier, dans le nord du Cameroun. Au début de la vidéo, le père, Tanguy, lit une déclaration en français. Il demande, au nom des ravisseurs, la libération de plusieurs islamistes du Cameroun et du Nigéria, dont des femmes.

L’un des ravisseurs menace, en arabe, de tuer les otages français si les revendications du groupe ne sont pas satisfaites.

Pendant ce temps, les services français de renseignement scrutent à la loupe cette vidéo, riche en informations pour les services français, et mènent des analyses pour savoir où, quand et comment et dans quelles conditions  elle a tété tournée.

Lundi, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui avait dénoncé les «images terriblement choquantes» de cette vidéo démontrant «une cruauté sans limites», avait indiqué que les revendications  des ravisseurs étaient «hors de portée» de la France.


Le ministre français Jean-Yves le Drian, sur les ondes de RTL, mardi 26 février (Vidéo: RTL)

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