Mali: l’intégrité et la réconciliation au coeur des attentes

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Le président de la République française, François Hollande, ici en compagnie des membres du Conseil de base des Maliens de France et du Haut conseil des Maliens de France, le 13 janvier dernier (Photo: Présidence de la République)
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Le président de la République française, François Hollande, ici en compagnie des membres du Conseil de base des Maliens de France et du Haut conseil des Maliens de France, le 13 janvier dernier (Photo: Présidence de la République)
Le président de la République française, François Hollande, ici en compagnie des membres du Conseil de base des Maliens de France et du Haut conseil des Maliens de France, le 13 janvier dernier (Photo: Présidence de la République)

En marge des combats incessants menés face aux différents groupes islamistes, la reconstruction du Mali tente de voir le jour. Si le président français, François Hollande, a assuré qu’un premier retrait de ses troupes est prévu pour le mois d’avril, une commission de réconciliation a d’ores et déjà été créée.

Rétablir l’intégrité du Mali. Depuis le lancement de l’Opération Serval, le 11 janvier dernier, le président de la République française, François Hollande, martèle sa volonté d’anéantir les différents groupes islamistes qui ont semé la terreur dans le pays pendant des mois.

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Face à la violence et la persistance des combats actuels, le chef d’État français a assuré que le retrait des troupes françaises ne commencerait qu’au mois d’avril. Lors d’une visite à Varsovie, le président Hollande a notamment assuré que la «phase ultime» de l’intervention «va durer encore tout le mois de mars».

«Et, à partir du mois d’avril, il y aura une diminution du nombre de soldats français au Mali dès lors que les forces africaines seront en relais, appuyées par des Européens», a-t-il ajouté.

Si le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, avait assuré, début février, que ce retrait pourrait avoir lieu dès le mois de mars, les quelques 4 000 soldats français présents sur le front malien ne quitteront progressivement le pays qu’à partir d’une transition efficace avec les forces africaines et européennes.

Car à partir du mois d’avril, les premiers éléments de la Mission de formation de l’Union Européenne au Mali (EUTM Mali) arriveront sur le sol malien. Lancée officiellement le 18 février dernier, cette mission vise à former l’armée malienne pour assurer la sécurité sur l’ensemble de son territoire.

La «Commission dialogue et réconciliation» pour réunifier le pays

En attendant, le gouvernement malien tente de réunifier progressivement le pays suite aux évènements ayant émaillé le quotidien des populations depuis plusieurs mois.

Ce mercredi, le conseil des ministres du Mali a annoncé officiellement la création d’une «Commission dialogue et réconciliation» (CDR), visant à réunir l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays.

Cette commission aura pour objectif «de rechercher, par le dialogue, la réconciliation entre toutes les communautés maliennes» ainsi que de «de recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue et de réconciliation», selon un décret rendu public par le conseil des ministres.

Ce décret mentionne également que la CDR sera chargée d’enregistrer «les cas de violation des droits de l’homme commis dans le pays du début des hostilités, jusqu’à la reconquête totale du pays». Une réponse aux accusations d’exactions portées à l’encontre des soldats maliens depuis le début de l’intervention, en janvier dernier.

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, devra prochainement désigner la composition de cette commission, formée «d’un président, de deux vice-présidents et de trente commissaires».

Alors que les combats se poursuivent au nord du Mali, les autorités maliennes et internationales tentent d’appréhender au mieux l’avenir d’un pays en proie à la fracture sociale de ses différentes communautés.