Projets de construction navale: le gouvernement prendra une décision cet automne

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La frégate canadienne NCSM Toronto (FFH 333 - premier plan) et le navire de guerre américain USS Bulkeley (DDG 84 - arrière plan) manœuvrant dans l'océan Indien à l'appui de l'opération Enduring Freedom (Photo :Mate Airman Robert Brooks)
La frégate canadienne NCSM Toronto (FFH 333 - premier plan) et le navire de guerre américain USS Bulkeley (DDG 84 - arrière plan) manœuvrant dans l'océan Indien à l'appui de l'opération Enduring Freedom (Photo: Mate Airman Robert Brooks)
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La frégate canadienne NCSM Toronto (FFH 333 - premier plan) et le navire de guerre américain USS Bulkeley (DDG 84 - arrière plan) manœuvrant dans l'océan Indien à l'appui de l'opération Enduring Freedom (Photo :Mate Airman Robert Brooks)
La frégate canadienne NCSM Toronto (FFH 333 – premier plan) et le navire de guerre américain USS Bulkeley (DDG 84 – arrière plan) manœuvrant dans l’océan Indien à l’appui de l’opération Enduring Freedom (Photo: Mate Airman Robert Brooks)

Ce sera finalement cet automne que le gouvernement fédéral décidera de qui entre la Marine royale canadienne et la Garde côtière canadienne aura la priorité dans la construction de navires.

Lors d’une séance d’information, sur l’état d’avancement du projet d’approvisionnement en matière de construction navale, destinée aux journalistes, des représentants du gouvernement ont annoncé que la décision signifie que la mise en chantier pour un des deux types de navire sera repoussée afin que l’autre puisse être construit en premier.

Ne pouvant s’occuper que d’un projet à la fois, le chantier naval Vancouver Shipyards fait face à un encombrement dans son calendrier de production.

L’entreprise de Colombie-Britannique doit en effet construire des navires de soutien interarmées pour la Marine royale canadiennes, mais également un brise-glace pour la Garde côtière canadienne, le NGCC John G. Diefenbaker, destiné à remplacer le NGCC Louis S. St-Laurent. L’entrée en service du Diefenbaker est prévue en 2017, pour un coût de construction de 720 millions $.

Lors de la séance d’information, un des responsables du dossier à Travaux publics et services gouvernementaux Canada a indiqué qu’il était clair que «la production et le calendrier de livraison pour l’un des projets devront être ajustés pour tenir compte de la construction de l’autre […] La décision finale pour savoir lequel des deux projets se fera en premier sera prise à l’automne 2013.»

La Défense nationale, la Garde côtière et le service des travaux publics passeront l’été à évaluer les impacts potentiels que feraient un retard sur l’un ou l’autre des projets.

La Garde côtière s’inquiète de devoir prolonger la durée de vie de son brise glace actuel, tandis que la Marine prévient que prolonger celle de ses navires ravitailleurs (qui ont presque 50 ans) coûterait cher et serait déraisonnable d’un point de vue écologique.

En octobre 2011, le gouvernement de Stephen Harper avait accordé au chantier naval Irving Shipbuilding un contrat de 25 milliards $ pour construire 21 navires de combat. Vancouver Shipyards s’est vu confier le mandat de construire sept navires non destinés au combat pour huit milliards $. La valeur totale des deux contrats est donc 33 milliards $ s’étendant sur une période de 20 à 30 ans.

Un contrat de deux milliards $ pour la construction de 116 petits navires est encore à attribuer.

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