L’identité de deux nouveaux chefs d’Aqmi révélés

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(Photo: AQMI)
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Les deux nouveaux chefs d'AQMI, Talha et Saïd (ANI)
Les deux nouveaux chefs d’AQMI, Talha et Saïd (ANI)

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a nommé un Algérien pour remplacer son compatriote Abdelhamid Abou Zeïd, un de ses chefs les plus radicaux, tués dans le nord du Mali lors d’une intervention militaire franco-africaine, rapporte l’agence privée mauritanienne Nouakchott Information (ANI).

«Selon une source bien informée du nord du Mlai, Alqaida au Maghreb islamique a placé deux lieutenants à la tête des bataillons «Tarek» et «Al Vourghan», après la mort des deux anciens chefs de ces (katibas) au cours des combats dans le nord du Mali.», écrit l’agence mauritanienne réputée pour ses sources au sein de la mouvance islamiste.

L’agence mauritanienne aurait reçu la «décision» de nomination des deux nouveaux «émirs» eux-mêmes le 23 septembre.La chaîne de télévision algérienne Ennahar TV avait rapporté pour sa part en mars dernier que l’Algérien Djamel Okacha avait été désigné par Al-Qaïda pour succéder à Abdelhamid Abou Zeïd à la tête de la branche maghrébine (AQMI) du mouvement.

L’agence mauritanienne a toujours quant à elle publié des textes d’Aqmi sans jamais être démentie.

«AQMI a placé l’algérien Said Abou Moughatil au commandement de « Tarek Ben Zeyad, en remplacement d’Abdel Hamid Abou Zeid tué au cours de l’offensive Serval» et a également «confié le commandement de la katiba Al Vourghan au mauritanien Aderrahmane, alias Talha, en remplacement de Mohamed Lemine Ould El Hacen, Abdallah Al Chinghuitty tué au cours de l’offensive Serval dans un bombardement d’hélicoptères.», poursuit l’ANI.

Abou Zeid faisait partie des premiers combattants algériens d’AQMI actifs dans le Nord malien depuis une vingtaine d’années, alors que Talha, l’un des premiers Mauritaniens ayant rejoint le maquis d’AQMI en 2006, faisait partie du groupe qui avait la mission d’occuper la ville de Tombouctou, ainsi que la gestion de la « sécurité » dans cette ville au cours de la période d’avril 2012 à janvier 2013, précise-ton.

Selon la présidence française, Abou Zeïd a été tué fin février lors de combats menés dans l’Adrar des Ifoghas, massif montagneux de l’extrême nord-est du Mali.

L’organisation djihadiste avait pour sa part confirmé en juin la mort d’Abou Zeïd, annoncée auparavant par la France et le Tchad, dont des militaires ont pourchassé les djihadistes dans le nord du Mali depuis l’intervention militaire franco-africaine déclenchée en janvier 2013.

Aqmi retient encore au total au Sahel huit Européens, essentiellement enlevés au Mali et au Niger alors que deux autres Occidentaux sont aux mains de deux autres groupes djihadistes distincts.

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