Les avions de chasse syriens stationnés en Iran bien à l’abri des attaques

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Les forces navales des Pasdaran déployés à Bandar Abbas dans le sud de l'Iran (Photo: Archives/AFP))
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Les forces navales des Pasdaran déployés à Bandar Abbas dans le sud de l'Iran (Photo: Archives/AFP))
Les forces navales des Pasdaran déployés à Bandar Abbas dans le sud de l’Iran (Photo: Archives/AFP))

Les avions de chasse Syriens seraient maintenant stationnés en Iran, bien à l’abri d’une attaque étrangère, rapporte aujourd’hui l’hebdomadaire Der Spiegel, citant les services de renseignement allemands.

Le Der Spiegel écrit que qu’un rapport du renseignement allemand, qualifié de secret, fait état de relations militaires étroites entre Damas et Téhéran, allant bien au delà de l’engagement du Hezbollah, soutenu par l’Iran, au côté de l’armée syrienne.

Le rapport affirmerait, dit l’hebdomadaire allemand, qu’un accord militaire entre la Syrie et l’Iran conclu en novembre 2012 permet au président Bachar al-Assad de stationner une grande partie de son armée de l’Air en territoire iranien et de l’utiliser quand il en a besoin.

Toujours selon ce rapport, l’Iran aurait également envoyé des troupes d’élite du corps des Gardiens de la Révolution (Pasdarans) pour soutenir les forces syriennes, comme ne faisait état 45eNord.ca en juin dernier.

Par ailleurs, l’hebdomadaire Der Spiegel a publié une interview de Bachar al-Assad, dans laquelle il nie à nouveau toute responsabilité dans les attaques chimiques fin août en Syrie et accuse les rebelles, qu’il qualifie de terroristes, d’en être les auteurs.«Nous n’avons pas utilisé d’armes chimiques. C’est faux. Et de même l’image que vous donnez de moi, celle de quelqu’un qui tue son propre peuple», a affirmé Assad lors de l’interview.

Le président syrien a aussi suggéré que l’Allemagne pouvait jouer un rôle de médiateur pour mettre fin au conflit qui en est à sa troisi`me année et fait jusqu’à maintenant plus de 110.000 morts, 2 millions de réfugiés et plus de 4 millions de personnes déplacées..

Le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, avait pour sa part rejeté cette idée, déclarant que l’Allemagne soutenait plutôt le médiateur et émissaire spécial pour la Syrie des Nations Unies, Lakhdar Brahimi.

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