Le NCSM Windsor bientôt réparé, une flotte presque complète d’ici la fin de l’année

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Un Sea King et le sous-marin NCSM Windsor en exercice en mer au large d'Halifax en 2005 (Photo: MDN)
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Un Sea King et le sous-marin NCSM Windsor  en exercice en mer au large d'Halifax en 2005 (Photo: MDN)
Un Sea King et le sous-marin NCSM Windsor en exercice en mer au large d’Halifax, en 2005 (Archives/MDN)

La flotte de sous-marins du Canada avance tranquillement vers le moment où elle sera déclarée complète. 45eNord.ca a fait le point avec le capitaine de vaisseau James Clark, directeur de la force sous-marine canadienne.

Le capitaine de vaisseau James Clark, directeur de la force sous-marine canadienne (MDN)
Capitaine de vaisseau James Clark, directeur de la force sous-marine canadienne (MDN)

En octobre 2013, l’effectif de la force sous-marine canadienne comptait 270 sous-mariniers qualifiés et 77 matelots à divers stades de leur formation. Cela incluait les postes à terre ainsi que les membres d’équipage des sous-marins.

NCSM Victoria

Après avoir repris la mer en décembre 2011, le NCSM Victoria a, en juillet 2012, torpillé et coulé un navire hors service de la marine américaine au large de l’île Kauai à Hawaï dans le cadre de l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC), signant ainsi le premier succès du genre pour la Marine royale canadienne.

Depuis qu’il a terminé son programme de préparation opérationnelle échelonné, le NCSM Victoria a participé à divers exercices internationaux de niveau avancé. Ces exercices ont permis de mettre en évidence les capacités du sous-marin de classe Victoria lors de l’exercice d’entraînement anti-sous-marin offert aux navires canadiens et aux navires étrangers.

Fin 2013, le sous-marin et son équipage, ont participé à une vraie opération contre les narcotrafiquants au large des côtes d’Amérique Centrale: l’Opération CARIBBE.

«C’est une réalisation très importante pour NCSM Victoria, qui a su intégrer ses capacités intrinsèques en furtivité à une opération multinationale», explique le vice-amiral Mark Norman, commandant de la Marine royale canadienne. «En participant à l’Opération CARIBBE, le NCSM Victoria et son équipage ont pu démontrer la contribution unique que les sous-marins apporte à l’environnement maritime complexe moderne.»

L’équipage est rentré au bercail quelques jours avant Noël, en compagnie des frégates NCSM Edmonton et Yellowknife.

NCSM Windsor

Sorti du bassin le 11 avril 2012, première plongée en novembre de la même année et finalement premières sorties en mer dans les mois qui ont suivies, le NCSM Windsor a effectué une période d’essais en mer, lors desquels une défectuosité sur l’un deux groupes électrogènes diesel du sous-marin a été découverte.

«Il reste opérationnel à Halifax, il a des restrictions en raison de son problème de génératrice, mais le Windsor a fait plusieurs exercices au large d’Halifax», nous a précisé le capitaine de vaisseau James Clark. «Il a, de plus, un rôle important dans l’entraînement des sous-mariniers».

Un an après la détection de ce problème, le NCSM Windsor n’a toujours pas été réparé, mais 45eNord.ca a appris que les travaux commenceront au mois de mars. Une fois réparé, ce qui devrait prendre quelques mois, c’est à partir de ce moment là que le sous-marin pourra finir ses essais en mer et lorsqu’il tirera une torpille, le sous-marin sera déclaré pleinement opérationnel au même titre que le Victoria.

NCSM Chicoutimi

Le 26 novembre 2013, le NCSM Chicoutimi a été remis à flot après radoub. Le capitaine de vaisseau Clark précise que les prochaines étapes incluent des essais dans le port afin de «vérifier tous les systèmes à bord avant d’aller en mer. Le Chicoutimi effectuera une plongée ‘dans la darse’ [dans un bassin peu profond du port] pour vérifier ses systèmes d’échappement notamment» et enfin il finira tous les autres essais, dont le sonar et les systèmes de communication. Lorsqu’il sortira en mer, il le fera dans le cadre du programme de préparation opérationnelle échelonné qui permettra de certifier l’équipage et tous les systèmes techniques – y compris les systèmes d’armes.

On s’attend à ce qu’il soit déclaré opérationnel fin 2014.

NCSM Corner Brook

Le 4 juin 2011, le Corner Brook a heurté le fond de l’océan alors qu’il faisait des manœuvres en plongée pour l’instruction d’officiers sous-mariniers dans la baie Nootka, au large de la côte Ouest de l’île de Vancouver.

Devant laisser la place aux autres sous-marins qui étaient devant lui, le Corner Brook attend sagement le moment où ses travaux commenceront.

Lorsque le Chicoutimi aura terminé ses derniers essais et après des activités de maintenance à un niveau minimum, le Corner Brook commencera à son tour sa période de travaux, puis d’essais. Il devrait être déclaré opérationnel en 2016, au moment où le Victoria commencera sa deuxième période de grand carénage.

Et l’avenir?

Lorsque tous les sous-marins seront opérationnels, un processus pour déterminer les besoins futurs de la Marine royale canadienne sera mis en place. La Marine royale canadienne prévoie que ces sous-marins atteindront la fin de leur cycle de vie vers 2030, mais le remplacement n’est pas inclus dans la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale — qui établit un échéancier de construction jusqu’en 2041.

D’ailleurs, le capitaine de vaisseau Clark reconnaît: «Pas encore. Tous nos efforts sont actuellement dirigés pour la préparation des trois sous-marins [restants à qualifier]». Sachant que cela prendra au moins une décennie entre les premiers plans et la livraison des sous-marins, il ne faudra pas trop tarder, au risque de devoir finalement acheter de vieux sous-marins à d’autres pays…

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