Ukraine: un militant de l’opposition torturé retrouvé une semaine après sa disparition

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Les trois principaux leaders de l'opposition ukrainienne Vitali Klitschko (g), Oleg Tiagnybok (c) et Arséni Iatséniouk place de l'Indépendance à Kiev, le 25 janvier 2014 (Archives/Genya Savilov/AFP)
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Les trois principaux leaders de l'opposition ukrainienne Vitali Klitschko (g), Oleg Tiagnybok (c) et Arséni Iatséniouk place de l'Indépendance à Kiev, le 25 janvier 2014 (Archives/Genya Savilov/AFP)
Les trois principaux leaders de l’opposition ukrainienne Vitali Klitschko (g), Oleg Tiagnybok (c) et Arséni Iatséniouk place de l’Indépendance à Kiev, le 25 janvier 2014 (Archives/Genya Savilov/AFP)

La Maison Blanche s’est dite atterrée vendredi par les actes de torture qu’un opposant au pouvoir ukrainien, Dmytro Boulatov, a dit avoir subis pendant une semaine.

Le militant d’opposition de 35 ans, dit avoir enlevé le 22 janvier à Kiev et abandonné dans une forêt jeudi après avoir été torturéé

Après que plusieurs militants aient déjà été passés à tabac ou enlevés, et même un retrouvé mort dans une forêt avec des marques de torture, le récit de Boulatov ravive les craintes de répression cachée.

«Nous avons été atterrés par les indices évidents de torture infligée à un des chefs de file des manifestations, Dmytro Boulatov, qui a été retrouvé hier [jeudi] après avoir été porté disparu pendant une semaine», a déclaré le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney.

«Nous sommes profondément préoccupés par les informations de plus en plus nombreuses sur des opposants qui disparaissent, qui sont battus et torturés, ainsi que par des attaques contre des journalistes en Ukraine», a-t-il ajouté.

«Le fait que certaines de ces informations semblent montrer l’implication des forces de sécurité est particulièrement inquiétant», a noté le porte-parole du président américain, jugeant qu’il était urgent que le gouvernement le gouvernement ukrainien] utilise toutes les ressources à sa disposition pour enquêter sur ces crimes affreux et faire rendre des comptes aux responsables».

La responsable de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton s’est dite pour sa part «consternée» vendredi par cette affaire ainsi que par les précédents connus.

Le ministère de l’Intérieur qui a ouvert quant à lui une enquête contre X pour enlèvement a toutefois affirmé vendredi ne pas exclure «la mise en scène de l’enlèvement […] afin de provoquer une réaction négative dans la société».

Une contestation sans précédent secoue l’Ukraine le pays depuis plus de deux mois, depuis la volte-face en novembre du président Viktor Ianoukovitch qui s’est tourné vers la Russie en renonçant à un rapprochement prévu et souhaité par une grande partie de la population avec l’Union européenne.