Centrafrique: la France demande à l’ONU «d’accélérer» l’envoi de Casques bleus

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Les soldats français poursuivent l'opération Sangaris en Centrafrique (EMA/31 janvier)
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Les soldats français poursuivent l'opération Sangaris en Centrafrique (EMA/31 janvier)
Les soldats français poursuivent l’opération Sangaris en Centrafrique (EMA/31 janvier)

Le président français François Hollande a demandé jeudi au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon «d’accélérer» l’envoi de Casques bleus en Centrafrique, alors que sur le terrain la situation s’envenime en dépit de la présence des troupes françaises et que plusieurs commencent à parler de «nettoyage ethnique».
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Mise à jour au 14/02/2014

Prenant en considération l’appel du Secrétaire Général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, à une mobilisation de la communauté internationale, la France s’est résolue vendredi à envoyer 400 militaires en renfort en Centrafrique, portant ainsi son dispositif militaire sur place à 2.000 hommes, et a appelé les Européens à accélérer le déploiement de leurs soldats alors que les violences meurtrières restent quotidiennes.

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«Le Conseil de Sécurité a fixé un mandat clair, qui doit être mis en œuvre rapidement et fortement. Il s’agit notamment d’accélérer la préparation d’une opération de maintien de la paix, en partenariat étroit avec l’Union africaine. Il s’agit aussi de restaurer l’autorité de l’État, sous la Présidence de Mme Samba-Panza et d’aider le gouvernement centrafricain à préparer les élections. Enfin, la commission d’enquête internationale doit entamer ses travaux sans délai, pour rendre compte des exactions et lutter contre l’impunité», a déclaré la présidence française jeudi par voie de communiqué après que le Président français se soit entretenu par téléphone le 13 février avec le Secrétaire Général des Nations unies au sujet de la situation en République centrafricaine.

François Hollande n’a pas fait mention d’éventuels renforts français, alors que M. Ban avait demandé mardi à la France «d’envisager de déployer des troupes supplémentaires en Centrafrique» dans le cadre de son opération militaire visant à tenter de stabiliser un pays en proie au chaos et à des violences interconfessionnelles.

Pendant ce temps, les miliciens anti-balaka ont mis en garde contre toute attaque les visant, au lendemain de la déclaration de la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza les menaçant d’«une guerre» s’ils ne cessaient pas leurs crimes contre les musulmans.

Les crimes attribués aux anti-balaka ont redoublé depuis la fin de l’année, provoquant l’exode des populations musulmanes de régions entières, Amnesty International et Hunan Rights Watch dénonçant cette semaine un «nettoyage ethnique», expression qui n’a pas eu l’heur de plaire à la présidente centrafricaine, qui préfère parler d’«un problème d’insécurité»…

*Avec AFP